P. S. Я не буду более отвечать, сударыня, ни на одно письмо, я не стану даже принимать их; по мелким вопросам вам гораздо лучше прибегать к посредничеству г. Фогта.

83. Д. ФАЗИ

22 (10) января 1851 г. Ницца.

Nice, 22 janvier 1851.

Monsieur,

Me voilà de rechef dans l'humble position d'un solliciteur devant vous.

Vous vous rappelez certainement mes rêves de naturalisation chez vous à Genève, et la bonté avec laquelle vous les avez encouragés. On me propose maintenant de faire une pareille démarche ici; mais vous concevez très bien les causes qui me font préférer la naturalisation genévoise. -- Je sais que pour tout cela ma présence est nécessaire, et je suis tout prêt à me mettre en chaise de poste et m'abriter sous la protection de M. Kohler. Mais il y a deux questions que vous me permettrez de vous adresser. -- Combien de temps dois-je rester à Genève? et puis-je compter positivement que la naturalisation sollicitée ne sera pas refusée?

Mes titres sont prosaïques, j'offre à la ville une petite somme, je mettrai si on désire 50 000 fr. dans la banque de Genève, je suis propriétaire d'une maison à Paris et d'un capital que je ne demande pas mieux que d'employer en Suisse.

J'ai ensuite un passeport et une carte de séjour, qui certifient que je suis domicilié à Genève depuis le mois de juin 1849.

Vous me mettrez, cher Président, hors de l'atteinte du tzar, et la ville ne perdra rien, ayant un fainéant de plus.