Сегодня везу к моей невесте Солнцева. Жаль, что представлю его не в прежнем его виде, доставившем ему камергерство. Она более благоговела бы перед родственным его брюхом. Дядя Василий Львович также плакал, узнав о моей помолвке. Он собирается на свадьбу подарить нам стихи. На днях он чуть не умер и чуть не ожил. Бог знает чем и зачем он живет. — Сказывал ты Катерине Андреевне о моей помолвке? я уверен в ее участии — но передай мне ее слова — они нужны моему сердцу, и теперь не совсем счастливому. Прощай, мой милый, обнимаю тебя и Жуковского.
2 мая.
317. Н. О. и С. Л. ПУШКИНЫМ и О. С. ПАВЛИЩЕВОЙ
3 мая 1830 г. Из Москвы в Петербург.
Mes cliera Parents, j’ai reçu enrore deux de vos lettres. Je ne puis vous répondre que ce que vous savez déjà: que tout est arrangé, que je suis le plus heureux des hommes et que je vous aime de toute mon âme.
Sa Majesté m’a rait la grâce de me témoigner sa bienveillante satisfaction du mariage que je vais contracter. Elle m’a permis d’imprimer ma tragédie comme je l’entendais. Dites-le à mon frère pour qu’il le redise à Pletnef — qui m’oublie par paranthèse ainsi que Delvig.
J’ai remis votre lettre à M-me Gontcharof, je suppose qu’elle va vous répondre aujourd’hui. Mon oncle Матвей Михайлович s’est présenté chez elle avant-hier. Lui et ma tante ont pris la plus grande part a mon bonheur (je suis tout étourdi d’employer celle expression). Il y a quelques jours que je n’ai vu mon oncle Василий Львович. Je sais qu’il va mieux.
Merci, ma chère Olga, de votre amitié et de vos compliments. J’ai lu votre lettre à Nalalie, qui en a ri et qui vous embrasse.
Je vous embrasse aussi, mes chers Parents. Peut-être ces jours-ci ferai-je un voyage à Kalouga chez le grandpère de Natalie. Je voudrais bien que la noce se fît avant le carême qui va venir. Adieu encore une fois.
3 mai.{75}