490. В. Ф. ВЯЗЕМСКОЙ
4 июня 1832 г. Из Петербурга в Москву.
Сейчас от Хитровой. Elle est on ne peut plus touchée de l’état de Батюшков — elle s’offre de venir elle-même tenter le dernier remède avec une abnégation vraiment admirable. A propos d’abnégation: imaginez-vous que ma femme a eu la maladresse d’accoucher d’une petite litographie de ma personne. J’en suis au désespoir malgré toute ma fatuité.{126}
491. А. Х. БЕНКЕНДОРФУ
8 июня 1832 г. В Петербурге.
Général,
Il y a deux ou trois ans que Monsieur Gontcharoff, le grandpère de ma femme, se trouvant pressé d’argent, fut sur le point de refondre une statue colossale de Catherine II, et c’est à votre Excellence que je m’adressai pour en obtenir la permission. Comme j’avais cru qu’il ne s’agissait que d’une masse informe de bronze, je ne demandais pas mieux. Mais il se trouva que la statue était une belle production de l’art, et j’eus conscience et regret de l’anéantir pour en tirer quelques milliers de roubles. Votre Excellence avec sa bonté accoutumée m’avait fait espérer que le gouvernement pourrait me l’acheter; je l’ai donc fait venir ici. Si la fortune d’un particulier ne permet pas de l’acheter ni de la garder, cette belle statue pourrait convenablement être placée soit dans un des établissements fondés par l’Impératrice, soit à Zarskoe Sélo, où sa statue manque parmi les monuments qu’elle a fait élever aux grands hommes qui l’ont servie. J’en désirerai 25 000 roubles, ce qui est le quart de ce qu’elle a coûtée (ce monument ayant été fondu en Prusse par un sculpteur de Berlin).
La statue est actuellement chez moi (Rue Фурштатская, maison d’Алымов).
Je suis avec respect, Général,
de Votre Excellence