La bienveillance que vous paraissez me porter et dont je suis fier, m’autorise à vous parler en pleine confiance. Dans votre lettre à M-r le ministre de 1’Instruction publique, vous semblez disposé à imprimer votre traduction en Belgique en y joignant quelques notes nécessaires, dites-vous, pour l’intelligence du texte: j’ose vous supplier, Monsieur, de n’en rien faire. Je suis fâché d’avoir imprimé une pièce que j’ai écrite dans un moment de mauvaise humeur. Sa publication a encouru le déplaisir de quelqu’un dont l’opinion m’est chère et que je ne puis braver sans ingratitude et sans folie. Soyez assez bon pour sacrifier le plaisir de la publicité à l’idée d’obliger un confrère. Ne faites pas revivre avec l’aide de votre talent une production qui sans cela tombera dans l’oubli qu’elle mérite. J’ose espérer que vous ne me refuserez pas la grâce que je vous demande, et vous prie de vouloir bien recevoir l’assurance de ma parfaite considération.

J’ai l’honneur d’être, Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur.

A. Pouchkine.

24 Mars 1836.

St.-Pétersbourg.{160}

696. С. Н. ГЛИНКЕ

Около (не позднее) 26 марта 1836 г. В Петербурге.

Милостивый государь

Сергей Николаевич,

Искренно благодарю Вас за любезное письмо Ваше (извините галлицизм). «Современник» мой еще не вышел — а выйдет со временем, Вы первый его получите.