Mais le temps suit son cours et sa pente inflexible
A bientot separe ce qu'il avait uni, —
Et l'homme, sous le fouet d'un pouvoir invisible,
S'enfonce, triste et seul, dans l'espace infini.
Et maintenant, ami, de ces heures passees,
De cette vie a deux, que nous est-il reste?
Un regard, un accent, des debris de pensees. —
Helas, ce qui n'est plus a-t-il jamais ete?
Que l'homme est peu reel, qu'aisement il s'efface!
Que l'homme est peu reel, qu'aisement il s'efface! —