Moralité

Le triomphe final ne sera pas seulement acheté par se propres sacrifices: Henri assiste à l’immolation d’êtres qu’il aurait voulu conserver. Déjà il avait dû faire ses adieux à sa compagne des annees difficiles. Il faut encore que le Valois, son prédécesseur, s’en aille, et pourtant Henri, l’ayant sauvé de la main de ses ennemis, l’affectionnait d’une manière très personnelle. Son esprity était plus content, préférant se mettre d’accord avec le passé, que de le renier. Avec les sens de la vie, on se plie à bien des néecessités. La moins acceptable, pour un esprit bien fait, est celle de voir s’accumuler les désastres. Trop de personnages ayant été mêlées à son existence viennent d’être emportés par les catastrophes, et la mort a voulu trop bien lui déblayer le chemin. Sur le champ de bataille d’Arques le roi Henri, en nage d’avoir tant combattu, pleure pendant que résonne le chant de la victoire. Ses larmes, c’est la joie qui en cause quelques-unes. D’autres, il les verse sur ses morts, et sur tout ce qui finit avec eux. C’est sa jeunesse qui, ce jour là, prit fin.[11]