June 19, 1654.
The wind continued very tempestuous and contrary to Whitelocke’s course, so that he could not budge, but lay still at anchor. The mariners, in their usual way of sporting, endeavoured to make him some pastime, to divert the tediousness of his stay and of the bad weather. He learned that at Glückstadt the Hamburgers pay a toll to the King of Denmark, who submit thereunto as other ships do, rather than enter into a contest or war with that King.
Whitelocke writes to the Queen of Sweden. Whitelocke thought it becoming him in civility and gratitude to give an account by letters to the Queen of Sweden of his proceeding thus far in his voyage, for which purpose he had written his letters at Hamburg, and now having too much leisure, he made them up and sent them to Vice-Admiral Clerke to be presented to the Queen. The letters were to this effect:—
“A sa Sérénissime Majesté Christine, Reine de Suède.
“Madame,
“Les grandes faveurs que j’ai reçues de votre Majesté m’obligent à lui rendre compte de ce qui me touche, celui en qui vous avez beaucoup d’intérêt. Et puisque par votre faveur, sous Dieu, j’ai déjà surmonté les difficultés de la plus grande moitié du voyage que j’ai à faire par mer, j’ai pris la hardiesse d’entretenir votre Majesté de mon succès jusqu’en ce lieu. Le premier de Juin, le beau navire ‘Amaranta’ nous fit flotter sur la Baltique, et nonobstant les calmes, le vent contraire, et un terrible orage qui nous exercèrent, par l’adresse de l’Amiral Clerc, du Capitaine Sinclair (de l’honnêteté, respect, et soin desquels envers moi et ma suite, je suis redevable, comme de mille autres faveurs, à votre Majesté), comme par l’obéissance du navire à ses experts conducteurs, nous mîmes pied à terre à Tremon, le port de Lubec, Mercredi le 7 Juin. Samedi nous arrivâmes à Hambourg, où je suis à présent, dans la maison des Anglais. Ce matin j’ai pensé ne voir point le soir, ayant été travaillé d’un mal soudain, et tempête horrible qui m’a cuidé renverser dans ce port. Mais il a plu à Dieu me remettre en bonne mesure, ainsi j’espère que je ne serai empêché d’achever mon voyage. Je prie Dieu qu’il préserve votre Majesté, et qu’il me rende si heureux, qu’étant rendu en mon pays, j’aie l’opportunité selon mon petit pouvoir de témoigner en effet que je suis
“De votre Majesté
“Le très-humble et obéissant serviteur,
“B. Whitelocke.
“Juin 14, 1654.”