INSTITUT DE FRANCE

Madame:

Vous avez véçu dans notre pays ces années de terrible guerre; vous vous êtes interressée à tout ce que nous avons véçu de misères, à tout ce qu'on souffert nos enfants. Vous m'avez demandé combien des miens étaient mort; J'avais quatre petits neveux, trois sont tombés au Champ d'Honneur; un reste qui était aviateur en Russie et qui a obtenu trois citations à l'ordre de l'armée, cela, c'est le cas habituel des familles Bourgoises; je ne me plaine pas, ne m'eu vaute: Aucun des enfants, n'était marié, aucun n'a laissé d'enfants; mais les morts sont nombreux ailleur et leurs veuves et leurs petits enfants vivent. Il faut qu'ils vivent; ne serait ce que pour opposer encore leurs poitrines aux Barbares quand ils reviendront sur nous pour engager la Suprême bataille. Deux millions de Français sont mort sauver la liberté du monde. Ils ont donné aux autres le temps de venir, mais le temps comme, ils l'ont payé!

Si l'Amérique veut aider leurs enfants à s'instruire, et à se former aux bonnes études nous l'accepterons; ceux qui sont mort sont mort pour Elle comme ils sont mort pour la France. Veuillex agréer Madame l'hommage de mes sentiments respectueux.

Frederic Masson.

December 12, 1918.

[Original]

CONTENTS

[ IN BRITTANY ]

[ THE TRAIN OF THE WOUNDED ]

[ DINARD DAY BY DAY ]

[ DINARD ACTUALITIES ]

[ TO A DYING BOY ]

[ THE SUBSTITUTE MOTHER ]

[ HAIL TO THE DEAD! ]

[ A RED CROSS HOSPITAL IN BRITTANY ]

[ THE CASTLE OF COMBOURG ]

[ A BELGIAN ROMANCE ]

[ THE VOW ]

[ WHAT FRENCHWOMEN ARE DOING IN WAR TIME ]

[ PRISONERS AND AMBULANCES ]

[ TO A POILU ]

[ OUR WAR WORK ]

[ AMERICANS IN BRITTANY ]

[ VICTORIOUS BELLS OF FRANCE ]