NOUVELLES ET FAITS DIVERS.

Royal Polytechnic Institution.

“Les énergiques directeurs de l’Institution royale polytechnique ont inauguré une série de matinées fashionables amusantes du samedi qui, à en juger par les deux séances déjà données, promettent un très-heureux succès. On a surtout remarqué le leçon expérimentale de M. Pepper, sur le thallium, sur les merveilles de l’analyse spectrale, et la part qu’elle a eue à la découverte du nouveau métal. En raison du beau monde qu’elles devaient recevoir, les galeries avaient été tapissées et décorées avec goût de plantes exotiques rares. Comme intermède, on avait choisi le Freischütz, qui n’a rien perdu de sa fraîcheur et de son attrait, au triple point de vue musical, optique et humoristique. La semaine dernière, LL. AA. RR. le prince et la princesse de Galles ont fait une visite privée à cet incomparable établissement, et elles ont voulu qu’on les initiât aux mystères des fantômes. M. Pepper n’a pas cru pouvoir mieux répondre à leurs désirs qu’en faisant apparaître, sous forme de spectre, à leur grande surprise, une des personnes même de leur suite.

“Depuis que ce petit article a paru dans les journaux anglais, notre ami, M. Pepper, est venu installer à Paris, au théâtre impérial du Châtelet, le mystérieux appareil avec lequel il réalise ses apparitions fantastiques. De son côté, M. Robin a inauguré, samedi dernier, dans la salle déjà si fréquentée du faubourg du Temple, ses représentations de spectres vivants impalpables. L’attention publique étant ainsi vivement excitée, il nous semble que le moment est venu de rappeler l’article suivant inséré par nous dans le Cosmos de 1858, tome XIII, p. 563, et qui ne fut pas assez remarqué, parce que le moment n’était sans doute pas venu:—

“‘Fantômes optiques.—MM. Dircks et Pepper ont inventé une charmante disposition optique à l’aide de laquelle il fait apparaître des spectres et produit des illusions singulières. Il partage en deux compartiments, par une large glace sans tain, comme on en fait beaucoup aujourd’hui, la salle dans laquelle la scène doit se jouer. Dans le premier compartiment, en avant, il place les acteurs dont on ne devra voir que les images, destinées à représenter les spectres ou revenants; dans le second compartiment, à droite, il installe les acteurs qui devront être vus en personne; les spectateurs sont installés dans l’obscurité, au-dessus du premier compartiment en avant. Dans cette disposition, évidemment, si la scène commence, les spectateurs verront directement, à travers la glace, les acteurs du second compartiment; ils verront par réflexion seulement, ou dans leurs images formées au sein du premier compartiment et mêlés aux acteurs vus en personne, les acteurs situés au-dessous d’eux, dans le premier compartiment. Ces images refléchies, beaucoup moins lumineuses, feront l’effet d’ombres vivantes, d’êtres revenus de l’autre monde; on pourra les faire avancer, rétrograder, sortir ou rentrer à travers les murs, en faisant varier la distance à la glace des acteurs qu’elles représentent, et l’on obtiendra des effets vraiment extraordinaires. C’est assurément une excellente idée.’

“C’est bien aussi là le secret de ces photographes spirites dont l’Amérique a eu l’initiative et qui ont tant fait de bruit.”

And now Mr. Dircks, who had hitherto been most friendly to me, began to be otherwise, and to write me offensive letters, which I forbear to publish. Every morning and evening at the Royal Polytechnic I mentioned his name as a co-inventor. The daily programme always contained his name, and I can appeal to numbers who know me well that I have never attempted to borrow other people’s honours from them, and if a discovery was made always gave to the person making it full credit for the same. It is certain that Dircks’ apparatus was comparatively useless and that he knew nothing of the use of my double stage, and in fact the Solicitor-General, Sir Roundell Palmer, declined to grant a patent on Dircks’ crude idea, as it was only when he understood the great improvement made by the use of the double stage and the employment of the electric light that he granted (as stated in the copy of the advertisement) at the third hearing the Ghost Patent which the Lord Chancellor subsequently ordered to be sealed after great opposition made by several Music Hall proprietors. It is a very curious fact that the original model which Horne, Thornthwaite and Wood sent me was stolen by some person, who in my absence gave a fictitious verbal order as if from the firm named, and I never saw it again. The thief could not, however, have derived much benefit from the robbery, as the model was more likely to lead the possessor in the wrong than the right direction. I suppose the model went to America or Australia, as my imitators in those countries mostly made a terrible fiasco of the ghost when they first attempted to show it.

The following notice by a newspaper, of which unfortunately the name was cut off and lost, gives a very fair criticism on the ghost and its inventors:—