No. III.
PETITION
OF THE COTTON MANUFACTURERS AND CALICO PRINTERS OF BELGIUM
TO THE CHAMBER OF REPRESENTATIVES.
December 1839.
A MESSIEURS LES MEMBRES DE LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS.
Le 10 Septembre 1835, la Chambre des Représentants, dont faisait déjà partie la majorité de l’assemblée actuelle, a déclaré que l’Industrie Cotonnière dans sa généralité, n’était pas suffisamment protégée. Cette déclaration a été faite après enquête et discussion. Tout aussitôt le Ministre des finances a promis de présenter un projet de loi qui remplirait le vœu que la législature venait d’émettre; et chacun dès-lors se tint dans l’attente de la mesure promise.
Quatre années sont maintenant écoulées; il n’a plus été question ni du projet du Ministre, ni de la déclaration de la Chambre, de cette déclaration qui pourtant renfermait un projet de haute sollicitude et que l’on ne rappelle ici que comme un témoignage de la prévoyance, qui animait cette assemblée lorsqu’elle fut appelée à se prononcer sur la situation et l’avenir de l’une des branches de travail les plus importantes du pays.
En effet, Messieurs les Réprésentants, ce qui s’est passé depuis le jour, où a été donné ce témoignage d’intérêt, et la situation présente, tout vient à l’appui du jugement qui a été porté dans votre enceinte. Tout a renforcé l’opinion alors émise. Veuillez en être juges: Au milieu de l’immense élan que la production manufacturière a prise en Belgique, à compter de 1835, l’Industrie Cotonnière s’est consumée en efforts inutiles pour participer à ce mouvement. En 1835, 1836, 1837, et 1838, sa production s’est élevée un peu au-dessus des années 1831, 1832, 1833 et 1834, mais elle n’a pu retrouver l’importance que l’année 1829 et le commencement de 1830 lui avaient donnée. Elle est restée à la seconde époque, surtout quant aux résultats, beaucoup au-dessous de la première. Nous sommes à même d’en fournir la preuve par des documents incontestables.
Et cependant depuis 1835 de nouveaux capitaux ont été versés dans l’Industrie Cotonnière, sans doute parce qu’il semblait à chacun que le gouvernement ne pouvait différer longtemps de se conformer à la politique commerciale que lui avaient tracée les Chambres en plusieurs circonstances, et notamment dans la séance du 10 Septembre. A compter de cette époque, les procédés des filateurs et des imprimeurs furent améliorés, renouvelés en partie; des voyages d’observation entrepris à l’étranger pour mettre le pays quant aux méthodes et aux machines au niveau de ses concurrents. Et remarquez-le bien, Messieurs les Représentants, ces dépenses ont été faites, non dans des espérances de bénéfices, il ne nous a pas été possible d’en faire; mais nous agissions dans un esprit de conservation; c’est pour l’intérêt de notre existence même que nous faisions ces efforts. Et c’est ce qui explique comment le nombre des Power-Looms s’est considérablement accru.
C’est aussi ce qui explique les perfectionnements de détail introduits dans les filatures et dans les fabriques d’impressions. Plus d’une fois, ceux-là même qui obéissant à des préventions inspirées par des doctrines creuses et subversives de toute prospérité, se sont constitués les adversaires de l’Industrie Cotonnière, l’ont reconnu; seulement ils ont prétendu en tirer argument contre nous. Ils ont dit que toutes ces améliorations étaient un indice de prospérité; qu’elles allaient ouvrir la voie à de nouveaux profits; qu’ainsi le régime douanier auquel est soumise notre branche d’industrie était excellent; qu’il fallait se garder d’y porter atteinte. On n’a malheureusement que trop obéi à ces inspirations!
Les faits, mais des faits irrécusables détruisent de fond en comble ces chimériques assertions.
De 1829 à 1838, l’Industrie Cotonnière a suivi en Angleterre, en France, en Allemagne, aux Etats-Unis, une marche ascensionnelle accablante pour notre pays, lors-qu’on la compare à l’état dans lequel nous sommes restés. L’accroissement roule de 50 à 75 p. c., suivant des calculs officiels que nous publierons plus tard. Et malgré l’influence que l’accroissement de la population a du avoir sur la consommation intérieure, la Belgique est en 1838, au-dessous de la production de 1829; au-dessous non seulement pour les profits, ceci est hors de doute, mais même pour l’importance.
Permettez-nous d’appeler votre attention sur d’autres circonstances de détail, mais qui vont rendre notre démonstration plus frappante.
Il y avait à Bruxelles en 1830, quatre filatures de premier ordre en activité. En 1839, il n’en reste qu’une et celle-là même ne marche pas encore.
De plus, quatre filatures de second ordre ont dans le même temps disparu de cette localité. Parmi les propriétaires de ces établissements, ceux qui ne sont pas tombés en déconfiture, out profité d’incendies qui sont venus dévorer leurs fabriques, pour se retirer d’une industrie où l’expérience est inutile et où le travail semble à tout jamais condamné à la plus désolante stérilité. Il faut toutefois excepter celle de messieurs Prévinaire et Seny, filatures de 6000 broches, passée à la Hollande, et cela en 1836, à l’époque même où l’on soutient que dans notre pays cette branche d’industrie prospérait. Qui pourrait voir rien de volontaire dans de pareils déplacements, dans de semblables liquidations? Comment affirmer que des faits de cette nature ne cachent rien de désastreux?
A la face du pays et la main sur la conscience, nous déclarons que l’Industrie Cotonnière a constamment langui depuis 1830. Notre intime conviction est qu’elle est atteinte d’un mal organique, sous lequel elle succombe lentement; elle marche à sa ruine; et la cause principale existe dans l’inexécution de la politique commerciale tracée par vous.
Essayera-t-on encore de combattre cette vérité? On n’a déjà entassé que trop de sophismes et de mensonges pour l’obscurcir. L’industrie Cotonnière souffre et dépérit, a-t-on dit, la faute en est aux fabricants qui ne savent pas profiter des avantages que notre position topographique leur offre et qui refusent d’exploiter les débouchés qui leur sont ouverts.—Vous ne le croirez pas, Messieurs les Représentants. Il vous répugnera d’admettre que des fabricants vieillis dans l’étude de leur profession et dans la pratique des affaires commerciales, soient capables de repousser avec une stupide opiniâtreté les occasions de profit qu’ils auraient sous la main et fermeraient l’oreille à des conseils que dicterait la connaissance réelle des marchés lointains. Eh quoi! tandis qu’en Belgique tous les industriels jouissent d’une réputation de vigilance justement acquise, tandis qu’autour de nous tous les peuples rendent justice à l’excellence de notre coup-d’œil, à la supériorité de notre esprit pratique, de notre savoir industriel, ceux-là seulement qui appartiennent à l’Industrie Cotonnière feraient exception à la règle commune! Seraient-ils donc sortis d’une race autre que celle qui jadis, après avoir approvisionné toutes les contrées de leurs étoffes, surent donner leurs artisans pour maîtres à toutes les nations?
Si donc, Messieurs, l’on vous disait que la détresse de l’Industrie n’est le résultat que de l’ignorance, de l’entêtement ou de l’apathie, de votre propre mouvement vous sauriez en mettre la cause ailleurs. Et en effet, pour apprécier la valeur des hommes qu’on traite avec tant de dédain et si peu de pitié, voici ce qui vous frapperait d’abord:
Depuis 1835, de graves écarts out été commis en industrie; on a fait plus d’un faux pas. L’industrie Cotonnière s’est abstenue de toute extravagance. Elle ne s’est pas laissé émouvoir; et se tenant soigneusement en dehors de tout calcul d’agiotage, elle est restée attachée aux principes de morale qui seuls fécondent le travail. Elle ne s’est trouvée mêlée à toute cette agitation que pour voir renchérir tous les objets de première nécessité.
Cependant une crise est arrivée. Dans ce moment critique pour le pays, l’Industrie Cotonnière a su encore conserver une assez bonne attitude. Au milieu de nombreuses catastrophes, ceux de ses établissements qui marchaient encore sont restés debout. Les hommes qui se sont conduits ainsi n’étaient assurément pas des industriels incapables.
Mais à la suite de ces circonstances calamiteuses et nonobstant tous les préparatifs qu’en hommes prévoyants ils avaient saits pour tenir tête à l’orage, ils se sentent aujourd’hui lentement et douloureusement minés par le mal contre lequel, tant de fois déjà depuis 1830, ils out lutté avec plus de constance que de succès.
Ils se sentent dominés, écrasés par l’industrie étrangère. Le marché intérieur chaque jour leur échappe et chaque jour aussi se resserre devant eux l’espace qui leur restait au dehors pour écouler leurs produits.
Par là se trouve pleinement confirmée la déclaration parlementaire de 1835 que l’Industrie Cotonnière n’est pas suffisamment protégée, que la législation douanière est insuffisante.
Veuillez prendre la peine, Messieurs, de réfléchir sur la situation de l’Industrie Cotonnière et vous reconnaîtrez ce qu’elle a de singulier et à première vue d’inexplicable. Nous sommes tout aussi habiles que nos concurrents de l’étranger; la situation topographique de la Belgique est avantageuse; à certains égards, nous pourrions travailler avec autant ou plus d’économie que beaucoup d’industriels d’autres contrées; et cependant, si l’on ne doit rien changer à l’état de choses actuel, il nous est bien décidément impossible de soutenir la concurrence. La lutte nous deviendra mortelle à la longue.
Et pourrait-il en être autrement? Nous partageons notre marché intérieur avec nos voisins, nous ne pouvons pas aller partager le marché de nos voisins avec eux. Ils viennent chez nous, nous n’allons pas chez eux. Il y a là une cause constante d’inégalité, car nos concurrents commencent par réaliser chez eux des bénéfices qui les mettent à même de vendre à plus bas prix en Belgique. La véritable économie pour un fabricant est de produire le plus qu’il peut dans un temps donné. Pour vendre à bon marché, il faut vendre beaucoup, c’est une vérité démontrée. Or, notre consommation est trop minime, réduite qu’elle est par les introductions étrangères. Pour les impressions, par exemple, les frais de gravure d’un rouleau sont les mêmes en France et en Angleterre qu’en Belgique. Avec le même rouleau un fabricant français fera 500 pièces; un fabricant anglais 5000; un imprimeur belge n’en fera quelquefois que 50. Il en est des impressions sur étoffes comme des impressions sur papier; le livre qu’on tire à un nombre considérable d’exemplaires, se vend à peu de chose près pour le coût du papier. Les étoffes imprimées qui arrivent de France ou d’Angleterre en Belgique, s’offrent à un prix qui représente la valeur du calicot.
C’est surtout en temps de crise qu’il devient impossible aux fabricants belges de résister à cette concurrence écrasante. Ce qui par dessus tout fait du mal à notre industrie, ce sont les soldes de magasin, que périodiquement nos rivaux de France et d’Angleterre envoient dans notre pays, avec ordre de s’en défaire à tous prix. Tel tissu de coton imprimé qui au printemps aura été vendu par eux à 3 fr. l’aune, fera partie huit à neuf mois plus tard de ces envois de pacotille qu’on sera content de vendre à un 1 fr. 50 et même 1 fr. 25 l’aune. Voilà donc les cotons les plus fins et les plus chers, mis en concurrence directe avec les articles courants du pays. Les fabricants étrangers, avant de commencer une nouvelle campagne avec leurs dessins nouveaux, font maison nette de ce qui leur reste en magasin; et c’est particulièrement la Belgique qu’ils inondent, car ils ne veulent pas gâter les prix sur leur marché principal, qu’ils se réservent à eux seuls. A tout prix ils doivent donc exporter; et par sa situation, la Belgique est à portée de tous.
Plus la mévente est générale chez nos voisins et plus l’inconvénient que nous signalons devient ruineux pour notre pays. Nous souffrons de nos crises, nous souffrons encore plus de celles de l’étranger; car si jusqu’à un certain point, on peut avec de la sagacité voir venir les premières, comment prévoir les secondes? En ce moment ce n’est pas à 1 fr. 50, ni à 1 fr. 25 l’aune que les impressions de Mulhouse sont offertes en Belgique, on les obtient facilement à 1 fr. 10 l’aune de France, faisant l’équivalent de 64 centimes pour l’aune de Brabant; et c’est à ce prix avili que des voyageurs, après les avoir fait entrer moyennant 8½ p. c. de prime de fraude, transport compris,[17] les colportent dans les villes et dans les plus petits villages de la Belgique. Que sert aux fabricants, contre de pareils débordements d’étoffes, et leur vigilance, et leur rigidité, et leur économie, et leur esprit d’ordre et de calcul. Ils ne peuvent qu’affirmer sans crainte que personne puisse les démentir, que de pareils prix présentent de la perte sur le prix de revient des étoffes qu’ils fabriquent et impriment.
A ceux qui leur reprochent de ne pas s’occuper assez d’exportation, tout ce qui précède peut déjà répondre; mais qui donc pourrait méconnaître que, pour exporter avec fruit, il faut être assuré d’abord d’un certain débit sur le marché intérieur? Le marché intérieur est donc indispensable, et pour les fabricants belges, c’est justement ce qui leur manque.
L’Industrie Cotonnière avait dans les Indes Néerlandaises un débouché que les faveurs spéciales, accordées au pavillon et aux produits des Pays-Bas, devait rendre exclusif à son profit. Tout le trop plein de la fabrication intérieure s’écoulait donc vers ces contrées, dont la consommation s’accroissait de jour en jour. Le marché intérieur venait-il à être surchargé de marchandises, soit par un excès de production, soit par une introduction surabondante de fabricants étrangers, le fabricant cessant de produire pour la consommation indigène, allait écouler à Java ce qu’il avait en magasin, sans être obligé de suspendre ses travaux. Dans le même temps le marché de la Hollande toute entière, où se trouvent 2 millions ½ de consommateurs, lui était ouvert en concurrence avec l’étranger. Quelques préférences lui étaient pourtant accordées. Aujourd’hui le débouché des Indes Orientales est perdu, celui de la Hollande se perd tous les jours, parce que nous y retrouvons comme en Belgique le trop plein, les queues de partie de la France et de l’Angleterre; naguère encore nous avons perdu dans le Limbourg et le Luxembourg 350,000 concitoyens et consommateurs. Voilà les faits dans toute leur vérité. Comment après cela soutenir encore que la situation actuelle de l’Industrie Cotonnière est tolérable, qu’elle est meilleure qu’en 1830. Encore une fois, MM. les Représentants, votre bon sens, votre patriotisme, se soulèveront contre d’aussi grossières erreurs. Et reportant ensuite votre pensée sur la sévérité de la politique commerciale suivie par des nations voisines, vous vous direz qu’une seule voie de salut reste à notre industrie la possession de notre marché intérieur. Vous nous le donnerez, Messieurs, en retirant aux étrangers la part que la fraude leur a jusqu’à présent laissé prendre, ou vous nous adjoindrez à un plus grand territoire.
Nous vous prions donc de nous assurer, mais de nous assurer par des moyens efficaces, ce qui est notre droit légitime, c’est-à-dire la possession du seul marché qui nous reste, ou d’y suppléer soit par une réunion douanière avec la France, soit par l’accession à la ligue commerciale allemande. C’est notre seul espoir de salut. Nous vous prions encore de vous occuper de cette situation sans retard, nos souffrances sont vives, elles durent depuis long-temps; si contre toute attente l’impossibilité de nous secourir devait être finalement reconnue, comme dernière faveur, nous demanderions qu’on voulût bien nous le dire. Nous en profiterions pour abréger notre longue agonie, et pour en finir avec les sacrifices, avec ces luttes dans lesquelles nous dissipons à la fois notre temps et nos capitaux. Ainsi, Messieurs, c’est encore un service que vous nous rendrez si par votre intervention nous obtenons que le Gouvernement s’explique.
Mais nous en sommes convaincus nous n’aurons pas fait un appel inutile à vos lumières pas plus qu’à votre patriotisme: vous le savez et jamais votre cœur ne l’oubliera, de l’existence de nos établissements dépendent directement plus de 10,000 familles, plus de 50,000 individus y compris les hommes, les femmes et les enfants; ils appartiennent à toutes les provinces; aux campagnes tout aussi bien qu’aux villes; et vous sentirez que si ce moyen de travail leur était enlevé, il serait absolument impossible de leur en procurer un autre. Vous sentirez donc la nécessité de réunir vos efforts pour conserver à la Belgique une branche d’industrie qu’une volonté ferme sauvera, et qui n’attend qu’une resolution vigoureuse pour grandir, et s’affranchir du tribut qu’elle paie à l’étranger.
Vous jetterez les yeux sur l’importance de cette branche de fabrication, sur la somme de capitaux qu’elle employe et sur celle qu’elle représente; et vous vous direz que si un jour, par excès d’indifférence, on permettait que des établissements dont en 1835 votre commission centrale a estimé la production annuelle à 45 millions de francs s’écroulassent, les reproches qui viendraient atteindre les auteurs de cette catastrophe ne pourraient jamais être trop sévères. Vous ne voudrez donc pas en gardant le silence, que qui que ce soit puisse jamais essayer de faire peser l’accusation sur vous. Il vous suffira de dire que la déclaration faite par vous en 1835 n’a pas cessé d’exister; vous inviterez le Gouvernement à remplir sans délai les promesses qu’il a faites; et vous pouvez être certains, Messieurs les Représentants, que désormais les vœux que vous exprimerez en notre faveur seront d’autant mieux accueillis, qu’au Ministre qui, en plus d’une circonstance, refusa de nous entendre, a afin succédé le représentant de la ville de Gand, qui en tant d’occasions se constitua le défenseur de nos intérêts. Qu’il exécute comme ministre la politique qu’il a soutenue comme député, et l’Industrie Cotonnière sera sauvée; elle renaîtra bientôt du milieu de ses débris.
Agréez, Messieurs les Représentants, l’expression de notre profond respect.
Les Membres de la Commission Directrice de l’Association en faveur de l’Industrie Cotonnière,
- De Smet-De Naeyere, Président.
- P. Rosseel, Vice-Président.
- Verhaeghe-De Naeyere, Trésorier.
- E. J. Braeckman, Ceutbrickx, F. Claes, E. Coppens, De Cock, Paridaen-Vanderwaerden, Van Huffel, Voortman, Membres; Briavoinne, Secrétaire.
COMITÉ DE BRUXELLES.
- Rey, Ainé.
- Seny-Lefranc.
- DePoorter, Ainé.
- Deleemans.
- Heimbourg.
- De Decker.
- Masson Collard.
COMITÉ DE COURTRAI.
- Van Zantvoorde.
- Catteaux-Gauquié.
- Heldenbergh-Coucke.
- Aug. Huysentruyt.
- Rommens.
- C. Naesens.
- F. Rosseuw.
- G. Marneffe.
- Dathis.
- A. Ovyn.
- J. Lamotte.
- Truyffaut.
- C. Dujardin.
COMITÉ DE ST. NICOLAS.
- Delrée et fils.
- Talboom-joos.
- Van Landeghem Talboom.
- Van Naemen-Boeyé.
- J. Nyssen.
- Wauters-Vereecken.
COMITÉ DE RENAIX.
- Th. Bascle.
- Bogaert-Malingreau.
- Willequet-Carlier.
- Vanden Driessche-Verstraeten.
- Wallemacq.
- F. de Keyser.
- Hooreman-Cambier.
Certifié les signatures ci-dessus apposées sur les copies du présent mémoire déposées entre nos mains.
Le Président de la Commission-Directrice,
DE SMET-DE NAEYERE.
Le Secrétaire,
Briavionne.
Gand 14, Décembre, 1889.