No. IX.
Extract of a letter from marshal Jourdan to colonel Napier.
Soisy sous Etiole, 14 Janvier, 1829.
Le 10 Novembre, 1812. Les armées du midi, du Portugal, et du centre se trouvaient réunies sur la Tormes. Vous connaissez la position qu’occupait l’armée des alliés. Cette position ayant été bien reconnue, dans la journée du 11, par le roi, accompagné du duc de Dalmatie, de plusieurs généraux, et de moi, je proposai de passer la Tormes, guéable prèsque partout entre Villa-Gonzala et Huerta, et de nous porter rapidement sur Calvarissa de Ariba, qui se trouvait au centre de la ligne des ennemis. J’esperais que lord Wellington ne pourrait éviter la bataille; et j’étais d’avis que nous devions faire tous nos efforts pour le forcer à l’accepter; me flattant qu’avec une armée de 80 milles hommes, dont 10 milles de cavalerie et 120 pièces de canon,[2] nous étions en état de remporter un brilliant succès, sur le même champ de bataille où quelques mois avant nous avions essuyé un revers.
Le duc de Dalmatie, n’étant pas de mon avis, proposa d’aller passer la Tormes, à des guès qu’il avait reconnus à deux lieues au-dessus d’Alba; ce parti était sans doute plus prudent; mais il avoit, suivant moi, l’inconvenient que je voulais éviter, c’est-à-dire, qu’il laissait à nos adversaires la facilité de se retirer sans combattre. Cependant comme je n’étais revêtu d’aucun commandement, tandis que le duc de Dalmatie avait sous ses ordres les deux tiers de l’armée, le roi jugea convenable d’adopter son plan, et lui en confia l’exécution; vous en connaissez le résultat: il fut tel que je l’avais prévu.
Permettez moi, Monsieur, d’ajouter une reflexion; Il me semble que lord Wellington decidé à battre en retraite, aurait dû commencer à l’opérer le 14ème jour, où nous franchîmes la Tormes. En ne se mettant en mouvement que le 15, il se trouva dans la nécessité de défiler devant nous pendant une partie de la journée; et sans les mauvais tems, et surtout sans beaucoup trop de circonspection de notre côté il eût peut-être couru quelque danger.
On a publié que pendant leur retraite les alliés ne perdirent que 50 ou 60 tués, 150 blessés, 170 prisonniers. Il est, cependant, certain que le nombre de prisonniers Anglais, Portugais, et Espagnols, conduits au quartier général à Salamanque, étoit, le 20 Novembre, de 3520.
The justice of the marshal’s opinion as to lord Wellington having staid too long on the Tormes is confirmed by the following note of a conversation held with the duke of Wellington on the subject.
“Lord Wellington would have fought the French on the old position of the Arapiles in 1812 notwithstanding their superior numbers, but he staid too long at Salamanca.”