Malick-Coumba (1835-1839).

Malick-Coumba, frère de Toumané-Mody et son héritier direct, lui succéda. Ahmady-Kama essaya encore une fois de s’asseoir sur le trône du Bondou. Mais Malick-Coumba, pour le mettre à la raison, lui envoya encore quelques troupes qui l’enfermèrent dans le village de Dialiguel, sur la rive droite de la Falémé, et le forcèrent ainsi à se tenir en repos. Il renonça, dès lors, à faire valoir des prétentions que rien ne justifiait, et l’on n’entendit plus parler de lui.

Malick continua l’œuvre de paix commencée par Toumané et, par son intégrité, se concilia facilement tous les esprits. Il eut néanmoins à réprimer quelques abus des Sissibés, qui cherchaient à soulever le peuple contre lui, et, en plusieurs circonstances, il dut envoyer des troupes contre les Maures qui passaient le Sénégal et venaient piller jusque dans le Bondou. Il continua mollement les guerres entreprises par ses prédécesseurs contre le Bambouck et le Tenda. Son règne, en résumé, fut assez calme et il mourut à Koussan-Almamy sans jamais avoir rien fait d’extraordinaire. Après quatre ans de règne, il s’éteignit en 1839 en laissant cinq enfants qui suivirent tous la fortune d’El-Hadj-Oumar et moururent à ses côtés. Ce furent : Samba-Gaissiry, Moussa-Yéro-Malick, Boubakar-Malick, Boïla-Malick et enfin Alioun-Malick.