La seconde reigle
La seconde chose, qui est requise en traduction, c'est, que le traducteur ait parfaicte cognoissance de la langue de l'autheur, qu'il traduict: & soit pareillement excellent en la langue, en laquelle il se met à traduire. Par ainsi il ne violera, & n'amoindrira la majesté de l'une, & l'aultre langue. Cuides tu, que si ung homme n'est parfaict en la langue Latine, & Françoyse, il puisse bien traduire en Françoys quelcque oraison de Ciceron?