Noz. Nous

lequel aussi nous escrivons sans u, comme quant nous disons, noz peres nous ont faict de grans biens. Et toutesfois autant y a il de difference en leur prononciation qu'il y a entre deux gottes d'eau. Parquoy je dy que veu que nous avons des vocables, ou le simple o faict autant en l'escriture que la diphthongue ou, que nous deussions corriger ceste façon d'escrire. Car il n'est point de mention de la voyelle u, en toute la langue Françoise faisant diphthongue avecq' l'o; attendu qu'il faudroit par necessité que nous l'oyssions en la prononciation, tout ainsi que nous l'oyons en la diphthongue eu, & qu'il feit une telle resonance en une syllabe qu'il fait en ce mot cohue, hors qu'il est prononcé par division.