Qui, que, quelle. qi, qe, qelle.
Car quant nous prononçons qui, que, quelle, quant, & ainsi des autres, nous ne disons sinon qi, qe, qelle, qant. Et pourtant je treuve que c'est simplesse de l'escrire, & de penser que l'u soit de rien necessaire pour faire soner le q en K. Et si le c n'eust esté corrompu en usurpation de s, & qu'il eut gardé sa puissance devant i, & e, en K: nous n'avions en sorte du monde besoing du q, ne du K. Car si nous prononçons le c en K, en cholerice comme il deut estre, nous y trouverons nostre lecture aussi entiere qu'en cholerique, ou choleriqe. Parquoy le q, ou bien le K nous est necessere mesmement devant e, & i, comme en qi ou Ki, qelle, ou Kelle. Et quant à cest u, que nous mettons apres le q, il donne occasion de mauvaise lecture: & si ne la donne pour la grande coustume qu'on a de la taire, si est ce qu'en le taisant nous cognoissons qu'il est surhabondant.