CVII

LA ROYNE MÈRE A Mr DE LA MOTHE FÉNÉLON.

du XXVIIIe jour de may 1572.—

Nécessité de conclure sans retard le traité concernant le commerce.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Flandres et d'Espaigne ce qui vient bien à propos, car cella sera cause que doresnavant les dicts Anglois feront tout leur trafiq à commercer en ce royaume. Voylà pourquoy il sera bon que, le plus tost que vous pourrez, l'on face une résolution de ce qui reste à accorder pour le faict du fondicq[121] qu'ils veullent avoir de deçà, suyvant nostre dernier traicté, car cella leur apportera une grande commodité et sera cause d'un grand proffit pour nous, et, sy vous n'en pouvez faire une fin avant l'arrivée des dicts sieurs de Montmorency et de Foys pour les empeschemens que vous a dicts le milord de Burgley qu'ils ont à cause de leur dict parlement, il faudra qu'en négociant les autres affaires dont vous avez tous trois charge, vous faciez aussy une résolution de cestuy cy, car, le plus tost qu'il pourra estre expédié et le dict commerce estably, ce sera le meilleur pour eulx et pour nous. Et vous fais ceste dépesche pour le Roy, Monsieur mon fils, et pour moy, d'aultant qu'il est allé à la chasse. Et prie Dieu, etc.

Escript à Monpipeau, ce XXVIIIe jour de may 1572.

CATERINE. PINART.