CXXII

LE DUC D'ANJOU A Mr DE LA MOTHE FÉNÉLON.

du IIIe jour de septembre 1572.—

Assurance que la tranquillité est rétablie.—Demande que Cavaignes soit livré à la France, s'il s'est réfugié en Angleterre.

Monsieur de La Mothe Fénélon, le Roy, Mon Seigneur et frère, vous escript bien amplement[129] l'estat paysible auquel est à présent, et despuis troys ou quatre jours, ceste ville et les autres de son royaulme, ensemble le propos que nous eusmes hyer avec le Sr de Walsingham, ambassadeur de la Royne d'Angleterre, Madame ma bonne sœur et cousine, sur ces évènementz; qui me gardera vous en faire aucune redicte par ceste lettre, laquelle sera seulement pour vous prier de prendre soigneusement garde sy Cavaignes, qui se trouve chargé de la conspiration faicte contre le Roy, mon dict frère, et son estat, est par dellà, où l'on dict qu'il s'est sauvé et retiré, et faire toute l'instance que vous sera possible, envers la dicte Dame Royne, pour le faire arrester et vous permettre de le renvoyer par deçà soubz bonne et seure garde. Et vous fairés bien grand et agréable service au Roy, Mon dict Seigneur et frère, priant Dieu, etc.

Escript à Paris, le IIIe jour de septembre 1572.

Vostre bon amy. HENRY.