II. La surprise
En arrivant sur la porte, mère Barberin aperçut quelqu'un dans la maison.
—Qui est là? dit-elle.
—Moi! C'est moi!
Remi la regarda, et elle le regarda aussi.
—Mon Dieu, murmura-t-elle, mon Dieu, est-ce possible, Remi!
Remi courut à elle, la prit dans ses bras.
—Maman!
—Mon garçon, c'est mon garçon!
Remi appela Mattia et Capi.
—Voilà Mattia, dit-il, mon frère.
—Ah! tu as retrouvé tes parents?
—Non, je veux dire que c'est mon camarade, mon ami; c'est avec lui que je voyage. Et voilà Capi, mon camarade aussi et mon ami. Salue la mère de ton maître, Capi!
Le chien posa une de ses pattes de devant sur son cœur et salua gravement.
—Allons voir le jardin, dit Remi.
Ils allèrent au jardin. En passant devant l'étable, mère Barberin poussa la porte:
—Une vache, une vache dans l'étable! cria-t-elle.
Mattia et Remi éclatèrent de rire.
—Oh! le bon enfant, le cher garçon! dit mère Barberin en embrassant Remi. Et quelle belle vache!