II. L'hôtel du Cantal

Le lendemain, mère Barberin donna à Remi le nom d'un homme qui connaissait son mari et celui d'un petit hôtel où il avait l'habitude de descendre.

Et Remi et Mattia partirent pour Paris.

Pendant ce long voyage, ils marchèrent longtemps tout le long d'un canal. La belle figure de madame Milligan et celle de son fils Arthur étaient devant les yeux de Remi, mais le Cygne n'était pas là.

Ils donnèrent en route des représentations assez fructueuses et arrivèrent à Paris avec une petite somme d'argent dans leur bourse.

La première chose à faire était d'aller à l'adresse de l'homme qui connaissait Barberin. C'était un restaurateur appelé Chopinet.

—Barberin n'est plus ici, répondit-il.

—Et où est-il? demanda Remi en tremblant.

—Ah! je ne sais pas.

—Où puis-je le chercher?

—Il n'a pas laissé son adresse. Vous le trouverez peut-être à l'hôtel du Cantal, passage d'Austerlitz.

Remi le remercia et sortit.

Ils allèrent à l'hôtel du Cantal. Une vieille femme les reçut.

—Je désire voir Barberin, dit Remi, Barberin de Chavanon.

—Hélas! hélas! dit la femme en levant ses deux bras en l'air, êtes-vous le garçon?

—Quel garçon?

—Celui qu'il cherchait. Pauvre Barberin! il est mort à l'hôpital Saint-Antoine.