SCÈNE III.
Bois et montagnes.
[LUCRÈCE ET CORDIANI, sur une colline. Les chevaux dans le fond.
CORDIANI.
Allons! le soleil baisse; il est temps de remonter.
LUCRÈCE.
Comme mon cheval s'est cabré en quittant la ville! En vérité, tous ces pressentiments funestes sont singuliers.
CORDIANI.
Je ne veux avoir ni le temps de penser, ni le temps de souffrir. Je porte un double appareil sur ma double plaie. Marchons, marchons! n'attendons pas la nuit.
LUCRÈCE.
Quel est ce cavalier qui accourt à toute bride? depuis longtemps je le vois derrière nous.
CORDIANI.
Montons à cheval, Lucrèce, et ne tournons pas la tête.
LUCRÈCE.
Il approche! il descend à moi.
CORDIANI.
Partons! lève-toi et ne l'écoute pas.
Ils se dirigent vers leurs chevaux.
MATHURIN, descendant de cheval.
Pourquoi fuyez-vous si vite? La veuve d'André del Sarto peut épouser Cordiani.]