XXVII
Napoléon parle de son étoile, comme un fidèle parle de son patron. Il la loue, il la vante, il l’accuse. Je suis sûr qu’il la prie. Quel joueur n’est pas superstitieux ? Napoléon a ses fétiches et ses secrets pour conjurer le mauvais sort. La parole est son talisman de prédilection : il donne beaucoup aux mots qui font titre, et aux imprécations de la fausse colère ; il donne aussi au spectacle. Toute sa comédie avec le Pape et avec les Rois, j’y vois une cérémonie magique. Un tel homme avait une trop grande tête, pour ne pas sentir le ridicule de ces mascarades et l’odieux des couronnes en tas sur ce beau front, qu’elles diminuent et qu’elles alourdissent, mais qu’elles ne sauraient pas grandir.