AVIS

Les ouvriers en chômage, des deux sexes, de la ville, peuvent être installés avec leurs familles à la campagne, dans le département du Nord, où ils trouveront l'occasion de mieux pourvoir à leur subsistance, par des travaux d'agriculture et autres occupations.

Les demandes d'installation à la campagne, devront être adressées, sans délai, à la Mairie, avec indication exacte des noms, domiciles, professions, du nombre et de l'âge de tous les membres des familles.

Les inscriptions auront lieu à partir de Lundi 27 mars 1916, aux guichets de l'Assistance (1er étage de la Mairie), tous les jours, le matin, de 10 h. à 1 h. et de 3 h. à 6 h. l'après-midi (h. a.)

Lille, le 25 mars 1916. LE GOUVERNEUR.

Justice militaire Allemande

L'Autorité militaire allemande a prononcé les condamnations suivantes:

A 200 M. d'amende ou 20 jours de détention:

1. M. Defossez Désiré-Louis, épicier, rue du Molinel, 69, à Lille.
2. M. Delannoy, Hermand-Lucien-Joseph, 7, rue Kuhlmann, Lille, gérant de la maison V. Durant, Lille, rue de Colmar.
Pour avoir vendu, à prix exagéré, du sucre, denrée pour laquelle il n'avait pas été fixé jusque là de maximum.

A 200 M. d'amende ou 20 jours de détention:

3. Mme Leveque Marie, née Callebout, commerçante, rue Magenta, 19, Lille
4. Mme Lambin Elise, née Lebrun, rue d'Iéna, 9, Lille.
Pour avoir vendu du sucre à un prix supérieur au maximum fixé par l'Autorité allemande.

Conformément à la proclamation du 24 octobre 1915, les maisons de commerce reprises aux nos (3) et (4), doivent, en outre, s'attendre à être fermées par la Mairie pour une durée d'au moins 4 semaines.

A 30 M. d'amende ou 6 jours de détention:

Rogeau Noël-Charles, rue Pierre-Legrand, 216, Lille-Fives, élève au Collège Jeanne-d'Arc, rue Colbert, pour avoir jeté de la terre sur un cheval militaire allemand et s'être ainsi rendu coupable d'une grave inconvenance.

A 150 M. d'amende ou 30 jours de détention ainsi qu'à une détention moyenne de 7 jours:

M. Evens Emile, marchand de tabac, avenue de Dunkerque, 195, Lille-Canteleu, pour s'être conduit, sur un tramway, d'une façon très inconvenante en présence d'un officier allemand et avoir proféré des paroles hostiles à l'Allemagne.

Par ordre de l'autorité allemande, l'estaminet, rue Meurein, 115, tenu par Madame Alice Vandenbusche, est fermé du 26 mars au 7 mai 1916, parce qu'on y a servi de l'eau de vie à des soldats allemands.