Nouvelles diverses

--Comme on le prévoyait, la Chambre luxembourgeoise a voté l'introduction de l'heure d'été. La Hollande et la Suède ont également adopté le nouvel horaire.

D'autre part, la Chambre de commerce de Paris s'est prononcée pour l'application immédiate et permanente de l'heure d'été, même après la guerre.

--Le gouvernement suédois a rapporté tous les décrets qui autorisaient l'exportation de produits hors de Suède.

--L'industrie américaine de l'acier est de toutes les branches industrielles, celle qui a le plus profité de la guerre. Sa production, qui avait été de 11 millions de tonnes en 1901, s'est élevée en 1915, à 40 millions de tonnes.

--D'après Djen, une conférence doit avoir lieu prochainement à Saint-Pétersbourg, en vue de l'introduction de l'instruction obligatoire en Russie.

--On lit dans Scientific American: Les administrations des chemins de fer américains ont une tendance, de plus en plus marquée, à faire prédominer l'acier, dans la construction du matériel roulant; aussi adoptent-elles volontiers toute innovation, impliquant la suppression de quelque partie en bois. Dans cet ordre d'idées, quelques grandes lignes viennent d'adopter les vitrages, sans cadres de bois, pour les fenêtres des wagons. Les glaces de ces fenêtres coulissent simplement de chaque, côté, entre deux bandes de feutre épais, entre lesquelles elles sont serrées, de telle sorte qu'un léger effort suffit, pour les monter ou les abaisser. L'adhérence entre le feutre et la glace est suffisante pour maintenir la glace, dans n'importe quelle position, sans qu'un dispositif d'arrêt spécial soit nécessaire. La glace porte simplement à sa partie supérieure, deux boutons, ou taquets d'arrêt qui servent à la manoeuvrer, en même temps qu'ils l'empêchent de descendre trop bas, une légère garniture métallique protège la partie supérieure de la glace. Ces glaces coulissantes, sans cadres, sont déjà en usage, en Europe, dans quelques trains rapides des chemins de fer badois et bavarois. Ici, les glaces ont une épaisseur de 8 millimètres, et leurs bords sont recouverts d'une légère gaine en aluminium.

--Le célèbre romancier et poète polonais Henri Sienkiewicz, a atteint, le 5 mai, l'âge de 70 ans. Les polonais, qui trouvent dans les oeuvres de Sienkiewicz leur credo patriotique, le placent à côté de Mickiewicz, Malczewski, Krasinski, Kraszewski, Dygasinski et autres, parmi les représentants les plus éminents de la littérature nationale, c'est pour eux, le patriarche et l'écrivain le plus représentatif et le plus distingué de l'ancienne génération. En France, il est surtout connu par son célèbre roman historique Quo Vadis, paru en 1895, écrit en grande partie à St-Maur, près de Paris, dont le succès fut éclatant, et qui, peut-on dire, consacra universellement sa gloire. Sienkiewicz a reçu en 1910, comme don national, la propriété d'Olegorek, en Pologne, à l'occasion de son jubilé de 25 ans, comme écrivain, et, en 1905, le prix Nobel pour la littérature.


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