IV.—ADJECTIF
a) Adjectifs qualificatifs.
Le bambara et d'autres dialectes africains se servent pour l'emploi des adjectifs qualificatifs de l'auxiliaire «être» (en bambara bé ou ka sans négation, ma, s'il y a une négation), et du pronom de la 3e personne a.
Ainsi, on ne dira pas:
Un enfant bon; mais, un enfant (que) il est bon, ou en bambara: den akagni.
En français, l'usage a traduit a ka par y en a, et a ma, par y en a pas.
Exemple: Le bon tirailleur obéit toujours, se dira:
Tirailleur y en a bon, lui toujours obéir.
Exemple: Le mauvais tirailleur désobéit, se dira:
Tirailleur y en a pas bon, lui pas obéir.
b) Adjectifs démonstratifs.
Ce, ces, cette, etc., se traduiront uniformément par: ça ou y en a là.
Exemple: Ce tirailleur: ça tirailleur ou tirailleur y en a là.
On devra toujours indiquer du geste la personne, l'animal ou l'objet dont on parle.
c) Adjectifs possessifs.
Le seul adjectif possessif qui soit souvent employé est l'adjectif mon. Ton s'emploie plus rarement. Quant aux autres, il y a intérêt à ne point y avoir recours; on tournera autrement:
Sa maison, se dira: case pour lui;
Nôtre maison, se dira: case pour nous;
Vôtre maison, se dira: case pour vous;
Leur maison, se dira: case pour eux.
Il est bon de désigner du geste le possesseur dont on parle, cela évitera des confusions et l'on sera toujours mieux compris.
N'employer jamais les adjectifs possessifs au féminin.
Exemple: dire pour ma tête, mon tête.
Ne les employer non plus jamais au pluriel.
Exemple: mes camarades, se dira: mon camarades.