SOMMAIRE
I.--Encombrement de tous les emplois dans la mère-patrie.--Émigration des femmes aux colonies.
II.--La française est trop sédentaire.--Pas de colonisation sans femmes.--Les appels de l'«union coloniale».
III.--Conclusion.--Est-il à craindre que l'émancipation économique dénature et enlaidisse la française du XXe siècle?--Résistances masculines.--Avis aux femmes.
Et maintenant une réflexion générale s'impose. Ouvrons aux femmes tous les emplois industriels, toutes les carrières libérales: en seront-elles beaucoup plus avancées? pourront-elles se frayer un chemin à travers la foule qui les encombre? Retenons qu'à chaque porte les hommes se bousculent et s'écrasent. Est-il donc croyable que le sexe faible parvienne à enlever au sexe fort des occupations rémunératrices, pour chacune desquelles les candidats affluent et surabondent. En France, les places manquent aux hommes: comment voulez-vous qu'elles suffisent aux femmes? Dès lors, puisque les fonctions intérieures sont occupées, surpeuplées, saturées, il n'est, pour vivre, que d'aller chercher au dehors des occasions de travail qui font défaut dans la mère-patrie.