SOMMAIRE

I.--Dangers d'une instruction inconsidérée.--La faculté de comprendre et la faculté d'aimer.--L'intellectualisme féminin et le mariage.

II.--La femme savante et les soins du ménage et du foyer.--Adieu la bonne et simple ménagère!

III.--Moins de mariages et plus de vieilles filles.--Le divorce des sexes.--Clubs de femmes.--Point de séparatisme!--Ce que l'individualisme des sexes ferait perdre a l'homme et a la femme.

IV.--L'émancipation intellectuelle et la maternité.--Instruction et dépopulation.

Sans vouloir de l'instruction intégrale comme but ni de l'enseignement mixte comme moyen, nous persistons à croire que la culture féminine doit être élargie et améliorée. C'est une nécessité qui résulte de l'exhaussement général du niveau des esprits et de l'extension croissante du domaine de la connaissance. Non toutefois que l'élévation intellectuelle de la femme ne puisse se résoudre en graves préjudices pour les deux sexes, si elle est mal comprise et mal dirigée. Il n'appartient qu'à un petit nombre d'élus d'entretenir,--et d'accroître, s'il est possible,--la flamme sacrée qui éclaire le monde. Les humains doivent apprendre et savoir pour bien faire et bien vivre, pour agir honnêtement et utilement. D'où il suit que la culture de l'esprit n'est pas un but, mais un moyen. Tout savant même qui a l'âme haute et large, ne saurait se contenter de l'instruction pour l'instruction; les femmes qui la rechercheraient dans cet esprit étroit et exclusif, ne tarderaient pas à en souffrir. Et c'est à mettre en lumière les dommages possibles de cette avidité périlleuse que nous devons maintenant nous appliquer avec franchise.