NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
CHEZ LES PASSANTS.—L'édition de la Librairie de l'Art indépendant (Frontispice de Félicien Rops; Paris, 1890) comprenait:
L'étonnant couple Moutonnet.—Une soirée chez Nina de Villard (Gil Blas, 24 août 1888);—N-S. Jésus-Christ sur les planches (Gil Blas, 25 décembre 1888). Remy de Gourmont a recueilli dans la Revue indépendante de juillet 1890, des notes manuscrites; l'auteur et le préfacier y recevaient une plus «rude volée». Ce «manuscrit offre des variantes curieuses qui dénotent chez Villiers, un polémiste assez âpre (et il le prouva) surtout quand on touchait aux choses sacrées». Les variantes ont été jointes, en appendice, au livre de M. Édouard de Rougemont (Mercure de France, 1910),—Souvenir (Revue wagnerienne, 15 juin 1887);—Hamlet (Revue des lettres et des arts, 8 décembre 1867);—Augusta Holmès (La Vie moderne, 13 juin 1885, et le Succès, 11 novembre 1885). Voici le fragment, non reproduit, d'un de ces textes:
«J'avais été porté par le comité royaliste aux élections du conseil général de Paris, le 10 janvier 1880. C'était, si fidèle est ma mémoire, contre M. de Heredia, le terrible révolutionnaire. (Soit dit, par occasion, les résultats de ces élections étant de nos jours, parfaitement connus à l'avance, à vingt-cinq voix près, dans tous les comités, j'avais accepté seulement pour l'honneur de la défaite.) J'obtins donc les six cents suffrages attendus. Mon aimable compétiteur, dont alors le «Figaro» publia les poésies émues et fugitives, se concilia l'excédent convenu des mille ou douze cents voix sagaces, auxquelles il doit son triomphe, et chacun des deux littérateurs fut content.
«Mais en ce qui nous occupe, le plaisant de cette affaire est que, dès cette époque déjà, le projet du Conservatoire lyrique de la ville de Paris était fortement en question et que, l'avant-veille du grand jour, dans une soirée, j'avais déclaré devant les plus terre-à-terre et les plus cramoisis du conseil que si, contre toutes prévisions (le peuple ayant enfin ses versatilités), je l'emportais en cette aventure, mon premier soin serait, l'heure venue, de notifier à la commission la compétence utile et pratique de l'éminente compositrice comme membre du jury officiel de ce concours. Or, avec ce sourire doux et entendu qui leur sied d'ailleurs, nos deux purs m'appelèrent «poète» (ce qui m'amuse toujours), et renvoyèrent mon projet de nomination dans les nuées. Je les décorai donc du titre de «prosateurs» pour flatter à mon tour leur amour-propre et, chose qui ne me surprit en rien, ce furent précisément ces deux membres, si j'en crois la Renommée, qui, l'année suivante, entraînèrent la commission en faveur de la musicienne et la firent nommer du jury à une majorité enthousiaste: quels poètes, ces conseillers municipaux!...»
Lettre sur un livre (Préface à un livre de M. E. Pierre, Paris, 1887);—Le réalisme dans la peine de mort (Figaro, 18 février 1885);—Le candidat de G. Flaubert (Revue du monde nouveau, 1er février 1874);—Peintures décoratives de l'Opéra;—La tentation de Saint Antoine (Semaine Parisienne, 23 avril 1874);—Le cas extraordinaire de M. Francisque Sarcey (Gil Blas, 20 octobre 1887). L'Évasion avait été représentée le 12 octobre au Théâtre Libre;—Le socle de la statue (publié primitivement sous ce titre: La Maison Gambade, père et fils, 1 plaq. 1882);—La couronne présidentielle (Le couronnement de M. Grévy, décembre 1887, in-fo);—Au gendre insigne;—L'Avertissement (Figaro, 19 juillet 1883).