NOTES

[1] Par le mariage de Béatrix de Bourbon avec Robert, l'un des fils du roi saint Louis.

[2] Charlotte de Bourbon, ainsi que le prouve un acte émané d'elle le 25 août 1565, lequel sera ci-après reproduit, ignorait à tel point la date précise de sa naissance, qu'elle ne pouvait pas plus se dire, en 1565, âgée de treize ans que de douze.

[3] Psaume XXVII, 10.

[4] Ep. aux Galates. VI. 7.

[5] Ce prêtre, l'un des familiers de la maison du duc et de la duchesse de Montpensier, à titre de précepteur de leur fils, n'était autre que Ruzé, qui depuis devint évêque d'Angers: c'est ce que déclara le duc de Montpensier lui-même dans une lettre adressée, le 28 mars 1572 à l'électeur palatin, et insérée ici au no 2 de l'Appendice.

[6] Voir une information secrète du 28 avril 1572, dont le texte complet sera reproduit plus loin.

[7] A peine est-il nécessaire d'ajouter que la résignation du titre et des fonctions d'abbesse de Jouarre, par la tante au profit de sa nièce, concorda avec l'entrée en religion dont il s'agit.

[8] Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3, 182, fo 82.—Ibid. Collect. Clérambault. vol. 1,114, fo 182.—Coustureau, Vie du duc de Montpensier, in-4o, p. 217.

[9] Coustureau, Vie du duc de Montpensier, p. 221.

[10] Ils sont, avec addition de détails complémentaires, pleinement confirmés par l'information secrète du 28 avril 1572, contenant les dépositions de six religieuses de l'abbaye de Jouarre, autres que celles qui avaient, le 25 août 1565, attesté, en leur déclaration la sincérité des faits énoncés par Charlotte de Bourbon, dans sa protestation du même jour.

[11] «Quant au duc de Montpensier, il portoit telle inimitié à la religion (réformée), et avoit esté de telle sorte pratiqué par ceux de Guise, qu'il se bandoit du tout contre soy-mesme, sans pouvoir gouster la conséquence des entreprises contraires.» (Regnier de La Planche, Hist. du règne de François II, édit. de 1576, p. 567).

[12] De Thou, Hist. univ., t. III, p. 59.

[13] Regnier de La Planche, loc. cit., p. 39.

[14] Ap. Tommasco, Relazioni, in-4o, t. Ier, p. 133.

[15] De La Place, Comment., édit. de 1565, p. 109, 110, 111.—De Thou, Hist. univ., t. II, 824, 825.

[16] De Thou, Hist. univ., t. II, p. 832.

[17] Hist. univ., t. II, p. 776.

[18] De La Place, Comment., p. 237.

[19] Comment., p. 237.—Voir à l'Appendice, no 1, une pièce de vers composée, peu de temps après la mort de la duchesse de Montpensier, et qui donne une idée des sentiments élevés dont on la savait animée.

[20] «La duchesse de Montpensier avoit destiné une de ses filles, nommée Charlotte au duc de Longueville.» (De Thou, Hist. univ., t. III, p. 60.)

[21] Lettres françaises de Calvin, t. II, p. 179, 265, 267, 286, 499. L'une de ces lettres, adressée par Calvin au jeune duc de Longueville, le 22 août 1559 (p. 286) contenait ce passage: «Monseigneur, vous avez un grand advantage, en ce que madame vostre mère ne désire rien plus que de vous voir cheminer rondement en la crainte de Dieu, et ne sçauroit recevoir plus grand plaisir de vous qu'en vous voyant porter vertueusement la foy de l'Évangile.»]

[22] D'Aubigné, Hist. univ., t. II, liv. Ier, ch. 11.

[23] Information secrète du 28 avril 1572.—François Daverly portait le titre de seigneur de Minay.

[24] Il nous semble impossible qu'une active correspondance, inspirée par la plus tendre affection, n'ait pas existé entre Charlotte de Bourbon et sa sœur la duchesse de Bouillon, surtout depuis l'année 1562; époque à laquelle cette femme si distinguée, à tant de titres, avait, ainsi que le duc, son mari, ouvertement embrassé la religion réformée, et dès lors chaleureusement servi, avec lui, non seulement les intérêts spirituels et matériels des habitants du duché, mais aussi ceux d'une foule de personnes venues de France, auxquelles un asile était accordé à Sedan et à Jametz. Des documents précis, postérieurs à 1572, témoignent au surplus de l'étroite amitié qui unissait l'une à l'autre les deux sœurs, Charlotte et Françoise de Bourbon.

[25] Nous ne tracerons pas ici le tableau des monstrueux excès par lesquels le duc se déshonora. On frémit d'indignation et de dégoût à l'aspect des lugubres et cyniques détails dans lesquels sont entrés, sur ce point, Brantôme (édit. L. Lal., t. V, p. 9 et suiv.), et, plus amplement encore l'auteur de l'Histoire des martyrs (in-fo 1608, p. 589 à 591, et 593, 594).—Voir aussi l'Histoire des choses mémorables advenues en France, de 1547 à 1597 (édit. de 1599, p. 186 à 193).

[26] On lit dans un rapport relatif à un synode provincial des églises réformées, tenu à Laferté-sous-Jouarre, le 27 avril 1564, le passage suivant: «Le duc de Bouillon a envoyé paroles de créance par Perucelly, qui disoit avoir parlé à luy à Troyes, ou ès environs, et par Journelle, par lesquelles il faisoit entendre le bon vouloir qu'il a de s'employer pour le Seigneur, avec madame sa femme, et que, en brief temps il exterminerait la messe et prestres de ses terres, et que de cela ne pouvait estre empesché, parce qu'il ne dépendoit que de Dieu et de l'espée. Il prioit l'assemblée de luy faire venir des régents de Genève pour dresser un collège à Sedan, lequel il veult renter de deux ou troys mille francs; promettant que ses places seront toujours seur refuge aux fidèles, et qu'elles estoient munies suffisamment de tout ce qu'il falloit.» (Bibl. nat. mss., f. fr., vol. 6.616, fos 96, 97).

[27] E. Benoit, Histoire de l'Édit de Nantes, t. Ier, p. 42.—De Thou, Histoire univ., t. III, p. 655.—Bayle, Dict. phil., Ve Rosier (Hugues, Sureau du).

[28] «Quoy que le duc de Montpensier eût eu de la duchesse, sa femme, un fils et plusieurs filles, il ne laissa pas de songer à un second mariage, à l'âge de cinquante-cinq ans passés; et ayant fait choix de Catherine de Lorraine, fille de François de Lorraine, duc de Guise, et d'Anne d'Este, pour lors âgée seulement de dix-huit ans, le traité en fut passé à Angers, le 4 février 1570.» (Coustureau, Vie du duc de Montpensier, addit., p. 179).—Brantôme dit de Catherine de Lorraine que «bien tendrette d'aage, elle espousa son mary qui eût pu estre son ayeul». (Édit. L. Lal., t. IX, p. 646).—Le Laboureur (addit. aux Mém. de Castelnau, t. II, p. 735) allant au fond des choses, n'hésite pas à dire: «Le duc de Montpensier se maria, en premières noces à Jacqueline de Long-Vic, pour profiter du crédit de l'admiral Chabot, qui avoit épousé Françoise de Long-Vic, sa sœur aînée; et ce fut pour la mesme considération qu'il prit pour seconde femme Catherine de Lorraine, sœur du duc de Guise, auquel cette alliance fut plus utile pour achever de détacher ce prince des intérêts de sa maison, et pour le discréditer parmi des siens, qu'elle ne lui fut avantageuse..... Il apprit par les suites des différends qu'il eut à la cour et par la conduite que cette seconde femme tint avec lui, qu'on n'avoit eu d'autre dessein que de désunir sa maison....., en luy donnant pour le veiller une femme fort entreprenante et qui luy donna bien des affaires.»]

[29] British museum, mss. Harlay, 1.582, fo 367.

[30] Jacques Couet, ministre de la parole de Dieu, auteur du Traité servant à l'esclaircissement de la doctrine de la prédestination, Basle, »in-8o, 1779.»—Les lignes ci-dessus transcrites sont tirées de la préface de ce traité, dans laquelle Couet s'adresse «à haulte et puissante» dame, madame Louise-Julienne de Nassau, Electrice palatine.»]

[31] Mémoires sur la vie et la mort de la sérénissime princesse Loyse-Julienne, Electrice palatine, née princesse d'Orange. 1 vol. in-4o; à Leyden, de l'imprimerie de Jean Main, 1625, fo 12.

[32] De Thou, Hist. univ., t. II, p. 701.

[33] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 6.619.

[34] Frédéric III s'est, en quelque sorte, peint lui-même dans cette vaste correspondance et dans son testament. En publiant l'une et l'autre, le savant et judicieux M. Kluckhohn a élevé un monument durable à la mémoire du prince électeur. Voir 1o sur Frédéric III, Le Laboureur, addit. aux Mém. de Castelnau, in-fo, t. Ier, p. 538 à 542;—les Mém. de Condé, passim;—D'Aubigné, Histoire univ., passim;—La Popolinière, Hist., passim;—Brantôme, édit., L. Lal., t. Ier, p. 313;—Baum, Th. de Bèze, append.;—Archives de Stuttgard, Frankreich, 16, no 40;—Bulletin de la Soc. d'hist. du prot. fr., année 1869, p. 287.—2o Écrits de Frédéric IIIdas Testament Friedrichs des frommen, Kurfürsten der Pfalz, von A. Kluckhohn, in-4o;—Kluckhohn, Briefe Friedrichs des frommen, etc., etc., in-8o, 1868, 3 vol.—Voir, pour d'autres lettres de Frédéric III, en Angleterre, Calendar of State papers, foreign series, ann. 1560, 1562, 1563, 1567, 1668 et suiv.;—à Genève, Archiv., portef. histor., no 1.753;—en France, Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 2.812, 3.193, 3.196, 3.210, 3.314, 3.318, 6.619, 15.544, et fonds Colbert, Ve vol. 397.

[35] Dédicace de son célèbre ouvrage, intitulé la Gaule françoise (ap. Mém. de l'Estat de France sous Charles IX, t. II, p. 579).

[36] Mém. de Condé, in-4o, t. III, p. 431.

[37] Frédéric III couronna sa carrière par une profession solennelle de sa foi qu'il consigna dans un testament du 23 septembre 1575, contenant d'ailleurs, sur des points divers, une longue suite de dispositions. L'une d'elles, notamment, atteste sa constante sollicitude pour les nombreuses victimes des persécutions religieuses, qui, à leur sortie de France ou d'autres pays, avaient trouvé dans le Palatinat un accueil hospitalier, et pour celles qui à l'avenir, y chercheraient un refuge; il voulait que les unes continuassent à jouir des avantages dont elles étaient pourvues, et que des secours fussent assurés d'avance aux autres. Sa sollicitude se portait aussi, dans l'intérêt des professeurs, des étudiants et étrangers, de toutes conditions, qui ne parlaient pas l'allemand, sur la continuation du service divin qui se célébrait, en langue française, à Heydelberg.

[38] Loc. cit.]

[39] Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3.193, fo 62.

[40] Lettre du duc de Montpensier à sa fille, l'abbesse de Farmoutiers (ap. dom Toussaint Duplessis, Hist. de l'église de Meaux, in-4o, 1731, t. II, Pièces justificatives, no 5).

[41] Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3.353, fo 23.

[42] Cette réponse, démesurément longue, est intégralement reproduite avec les annotations qu'elle nécessite, au no 2 de l'Appendice, dans la rudesse de ses assertions, pour la plupart outrageantes et mensongères.

[43] «Le duc de Montpensier lors emplissoit la cour de plaintes, pour sa fille, l'abbesse de Jouarre, qui, se voyant menacée, s'enfuit à Heidelberg.» (D'Aubigné, Hist. univ., t. II, liv. 1er, ch. II.)

[44] Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3,182, fos 58 et suiv.—Au dos du document ci-dessus transcrit se trouve la mention suivante: «Par commandement de messieurs le premier président et Boissonnet, conseiller, ceste information faicte par les officiers de Jouerre.»]

[45] «Il y eut force dépesches vers le comte palatin pour r'avoir Charlotte de Bourbon, mais lui, ne voulant la renvoyer qu'avec bonnes cautions, pour la liberté de la dame en sa vie et en sa religion, le père aima mieux ne l'avoir jamais.» (D'Aubigné, Hist. univ., t. II., liv. Ier, chap. II).—«Le père, grand catholique, avoit redemandé sa fille à l'électeur, vers lequel fut envoyé M. le président de Thou, et puis M. d'Aumont. L'électeur offrit de la renvoyer au roi, pourvu qu'on ne la forçât point dans sa religion; mais M. de Montpensier aima mieux la laisser vivre éloignée de lui que de la voir, à ses yeux, professer une religion qui lui étoit si à contre-cœur.» (Mémoires pour servir à l'histoire de la Hollande et des autres provinces unies par Aubery de Maurier. Paris, in-12, 1688, p. 63.)

[46] British museum, mss. Harlay, 1.582, fo 367.

[47] British museum, mss. Harlay, 1.582, fo 367.

[48] «La de Vandoma (qualification dédaigneusement appliquée par les Espagnols à Jeanne d'Albret) partio ayer para la dicha Vandoma. Oy el conde Lodovico, el almirante y toda la camarada se han de hallar alli para hazer su cena y el enterramiento del principe de Condé que por la honrra le quieren poner en la yglesia entre los otros de su sangre.» (Pedro de Aguila au duc d'Albe; Blois, 5 mai 1572, Archiv. nat. de France, K. 1.526, B. 32.)

[49] Jeanne d'Albret succomba, à Paris, le 9 juin 1572.—Voir sur ses derniers moments et sur sa mort, notre publication intitulée: Gaspard de Coligny, amiral de France, t. III, p. 383, 384, 385.

[50] Lettre de l'électeur Frédéric III, à J. Junius, de juin 1572 (ap. Kluckhohn, Briefe, etc., etc., Zweiter Band, no 662, p. 467).—Voir aussi, Calendar of state papers, foreign series, lettre du 27 juin 1572. On y lit: «Mademoiselle de Bourbon is very grieved at the death of the queen of Navarra.»]

[51] Benoit, Hist. de l'édit de Nantes, t. Ier, p. 42.—Bayle, Dict. phil., Vc Rosier (Hugues Sureau du).—Voir aussi les détails que donne sur les missions de Maldonat et de du Rosier un écrit intitulé: «Oraison funèbre pour la mémoire de très noble madame Françoise de Bourbon, princesse de Sedan, faicte et prononcée par de Lalouette, président de Sedan, etc., etc. Sedan, in-4o, p. 10.»]

[52] La confession et recongnoissance d'Hugues Sureau, dit du Rosier touchant sa chute en la papauté et les horribles scandales par lui commis, à, etc. (Mémoires de l'Estat de France sous Charles IX, t. II, p. 238 et suiv.).

[53] Relation, ap. Kluckhohn, Briefe Friederich des frommens, Erst Band, p. 215 à 229.—Voir, sur la mission de Boquin, les développements contenus dans notre publication intitulée: Les protestants à la cour de Saint-Germain, lors du colloque de Poissy, 1574.

[54] Doneau fut appelé, le 19 décembre 1572, à Heydelberg, pour y enseigner le droit romain.

[55] Voir sur François Dujon, D. 1o Scrinium antiquarium, Groning, 1754, t. Ier, part. 2, Francisci Junii vita ab ipsomet conscripta; 2o G. Brandts, Historie der Reformatie, Amst., 1677, in-4o, Boek 5, 6, 7, 8, 9, 10, 15, 17.

[56] «Taffin (Jean), Bleef echter tot in 1572, te Metz, beget zich naar den Paltz in weerd fransch predikant te Heidelberg.» (Dict. biogr., Holland.)—Voir sur J. Taffin, l'intéressante et substantielle monographie de M. Charles Rahlenbeck, intitulée: Jean Taffin, un réformateur belge du XVIe siècle, Leyde, 1886, br. in-8o.

[57] La lettre écrite à Chastillon et à d'Andelot par Charlotte de Bourbon, le 12 mars 1573, est ici intégralement reproduite d'après l'original que M. le duc de La Trémoille possède dans ses riches archives, et qu'il a bien voulu me communiquer.

[58] Jacqueline d'Entremont, que le duc de Savoie tenait alors en captivité. (Voir, sur ce point, notre publication intitulée Madame l'amirale de Coligny, après la Saint-Barthélemy. Br. in-8o, Paris, 1867.)

[59] Archives de M. le duc de La Trémoille (même indication que dans la note précédente).

[60] Mém. de l'Estat de France sous Charles IX, t. III, p. 6 à 15.—La Popelinière, Hist., t. II, liv. 36, fos 196, 197, 198.—Du Bouchet, Hist. de la maison de Coligny, p. 569.

[61] Mém. de l'Estat de France sous Charles IX, t. III, p. 8.

[62] Mém. de l'Estat de France sous Charles IX, t. III, p. 14, 15.

[63] «Le roi, dit de Thou (Hist. univ., t. V, p. 6), éluda leurs demandes sous prétexte qu'elles n'intéressoient en rien la Pologne.»]

[64] Bibl. nat., mss., f. Colbert, Ve vol. 397, fo 947.

[65] Calendar of state papers, foreign series: 1o The queen to Dr Valentin Dale, 3 février 1574;—2o Dr Dale to the queen, 19 février 1574;—3o Answer, 8 mars 1574;—4o Instruction to lord North in special embassy to the French king, 5 octobre 1574.

[66] Sa suite se composait du duc de Nevers, du duc de Mayenne, du marquis d'Elbeuf, de Jacques de Silly, comte de Rochefort, du comte de Chaunes, de Jean Saulx-Tavannes, vicomte de Lagny, de Louis P. de la Mirandole, de René de Villequier, de Gaspard de Schomberg, d'Albert de Gondi, maréchal de Retz, de Roger de Bellegarde, de Belville, de Jacques de Levi de Quélus, de Gordes, des frères de Balzac d'Entragues, et de plus de six cents autres Français, tous gentilhommes. Il y avait, en outre, Pomponne de Bellièvre qui suivait le prince en qualité d'ambassadeur de France à la cour de Pologne, Gui du Faur de Pibrac, Gilbert de Noailles et Vincent Lauro, évêque de Mondovi, ministre du pape. (De Thou, Hist. univ., t. V, p. 21.)

[67] Hist. univ., t. II, liv. II, ch. XIV.

[68] Rappelons ici ces belles paroles que, quelques années auparavant, Frédéric III avait adressées à l'amiral: «Gratulamur tibi quod, præ cæteris, posthabitis omnibus iis rebus quas mundus amat, suscipit et admiratur, totus in propagatione gloriæ Dei acquiescas; nec dubitamus quin Deus his tuis conatibus felicem et exoptatum successum sit daturus, quos nos arduis ad Christum precibus juvare non cessabimus.» (Lettre du 23 mai 1561, ap. Kluckhohn, Briefe Friederich des frommen, Kurfürsten von der Pfalz, 1868, in-8o, t. Ier, p. 179).—L'électeur palatin, Frédéric III, a rédigé, sur son entrevue à Heydelberg avec le roi de Pologne, un récit en allemand, qui a été imprimé dans un recueil intitulé: Monumenta pietatis et litteraria virorum in re publica et litteraria illustrium selecta, Francfort, 1701, in-4o, et que reproduit le tome IV des œuvres de Brantôme (édit. L. Lal.), à l'appendice, p. 412 et suiv.

[69] Mémoires, in-8o, 1877, t. Ier, p. 195, 196.

[70] Kluckhohn, Briefe Friedrichs des frommen, t. II, p. 694.

[71] Mém. de Mme Duplessis-Mornay, édit. de 1824, t. Ier, p. 80.—Histoire de la vie de messire Philippe de Mornay, Leyde, 1647, in-4o, p. 28.

[72] «Condœus prœsens nuper publice processus est, in ecclesia gallica quæ est Argentorati, se gravissime Deum in eo offendisse, quod post illam parisiensem stragem, metu mortis, ad sacra pontificia accesserit, et petiit à Deo et ab ecclesia ut id sibi ignosceretur.» (Huberti Langueti Epist., lib. Ier, p. 19, 24 junii 1574.)

[73] Lettre de Guillaume Ier, prince d'Orange, au comte Jean de Nassau, du 7 mai 1574. (Groen van Prinsterer, Correspondance de la maison d'Orange-Nassau, 1re série, t. IV, p. 385.)—Cette lettre, dans laquelle Guillaume parle de l'arrivée de Condé à Heydelberg, contient ce passage remarquable: «Il nous faut avoir cette assurance que Dieu n'abandonnera jamais les siens; dont nous voyons maintenant si mémorable exemple, en la France, où, après si cruel massacre de tant de seigneurs, gentilshommes et autres personnes de toutes qualitez, sexe et aage, et que chacun se proposoit la fin et une entière extirpation de tous ceux de la religion, et de la religion mesme, nous voyons ce néantmoins qu'ils ont de rechef la teste eslevée plus que jamais.»]

[74] Charlotte Arbaleste de La Borde, veuve de Jean de Pas, seigneur de Feuquères. Elle était en 1572, âgée de vingt-deux ans.

[75] Mém. de Mme de Mornay, édit. de 1824, t. Ier, p. 71.

[76] Philippe de Mornay, en 1572, était âgé de vingt-trois ans.

[77] Mém. de Mme de Mornay, édit. de 1824, t. Ier, p. 82.

[78] Henri-Robert, duc de Bouillon, mourut le 2 décembre 1574. Il eut pour successeur Guillaume-Robert, son fils aîné, âgé de douze ans.

[79] Mém. de Mme de Mornay, édit. de 1824, t. Ier, p. 84, 85.—Voir aussi l'Histoire de la vie de messire Philippe de Mornay, Leyde, in-4o.

[80] Elle était fille de Diane de Poitiers, et avait hérité de la haine de celle-ci contre les protestants, ainsi que de l'âpre cupidité qui la poussait à s'enrichir de leurs dépouilles.

[81] On voit par là que Mme de Bouillon mère était de la même école que le duc de Montpensier, et qu'elle n'avait pas plus de ménagements pour son fils, que Louis de Bourbon II n'en avait pour sa fille aînée; car, si la duchesse de Bouillon était exposée aux obsessions tenaces de son père, en matière religieuse, le duc de Bouillon, de son côté, avait à redouter et à déjouer les coupables manœuvres de sa mère, hostile à la religion réformée qu'il professait, et, par voie de conséquence, aux droits dont il était investi, dans l'étendue de son duché.

[82] De Thou (Hist. univ., t. V, p. 166) dit en parlant de Charlotte de Bourbon: «C'estoit une princesse d'une grande beauté et de beaucoup d'esprit.»—Un autre écrivain dit: «Si le visage de cette princesse avoit de la sérénité et de la majesté, tout ensemble et des grâces non communes, son esprit avoit encore plus de beauté, et ses vertus, des attraits indicibles. (Mémoires sur la vie et la mort de la sérenissime princesse Louyse-Julianne, Electrice palatine, Leyde, 1625, 1 vol. in-4o.)

[83] Durant les premiers mois de l'année 1572, Guillaume de Nassau séjourna en Allemagne, et tout particulièrement à Dillembourg, ainsi que le prouvent plusieurs de ses lettres datées de cette ville, il s'occupait d'organiser une armée, à la tête de laquelle il marcherait au secours de son frère Louis, qui se trouvait alors aux prises, dans le Hainaut, avec les forces espagnoles. Voulant, au sujet de l'expédition qu'il préparait, se concerter avec l'électeur palatin, il se rendit à Heydelberg, et ce fut très probablement alors qu'à la cour de ce prince il vit Charlotte de Bourbon. M. Groen van Prinsterer (Corresp. de la maison d'Orange-Nassau, Ire série, t. V, p. 113) se rapproche de notre opinion, sur ce point. Il en est de même de J. Van der Aa, dans l'ouvrage intitulé: Biographisch Woordenboek der Nederlanden, 1858, in-fo, Derde Deele, V. Charlotte de Bourbon.

[84] «Quant à ceux qui avoient la cognoissance de la religion, je confesse que je ne les ai jamais haïs, car, puisque, dès le berceau, j'y avois été nourri, monsieur mon père y avoit vécu, y estoit mort, ayant chassé de ses seigneuries les abus de l'Eglise, qui est-ce qui trouvera estrange si ceste doctrine estoit tellement engravée en mon cœur et y avoit jecté telles racines, qu'en son temps elle est venue à apporter ses fruicts? Car combien, pour avoir esté, si longues années, nourri en la chambre de l'empereur, et estant en âge de porter les armes, que je me trouvai aussitôt enveloppé de grandes charges ès armées, pour ces raisons, dis-je, et veu le peu de bonne nourriture, quant à la religion, que nous avions, j'avois lors plus à la teste les armes, la chasse et autres exercices de jeunes seigneurs, que non pas ce qui estoit de mon salut: toutefois, j'ai grande occasion de remercier Dieu, qui n'a pas permis ceste sainte semence s'étouffer, qu'il avoit semée luy-mesme en moy; et dis dadvantage, que jamais ne m'ont plû ces cruelles exécutions de feux, de glaive, de submersions, qui estoient pour lors trop ordinaires à l'endroit de ceux de la religion.» (Apologie de Guillaume de Nassau, prince d'Orange, contre l'édict de proscription publié en 1580 par Philippe II, roi d'Espagne, Bruxelles et Leipzig, 1 vol. in-8o, p. 87, 88.)

[85] Loin d'être taciturne, il se montrait au contraire si bien doué d'expansion et d'affabilité, qu'on a dit de lui: «C'étoit un personnage d'une merveilleuse vivacité d'esprit.... jamais parole indiscrète ou arrogante ne sortait de sa bouche par colère, ni autrement; mesmes si aulcuns de ses domestiques luy faisoient faulte, il se contentoit de les admonester gracieusement, sans user de menaces ou propos injurieux; il avoit la parole douce et agréable, avec laquelle il faisoit ploïer les aultres seigneurs de la court, ainsy que bon luy sembloit; aimé et bien voulu sur tous aultres, pour une gracieuse façon de faire, qu'il avoit, de saluer, caresser, et arraisonner familièrement tout le monde.» (Mémoires de Pontus Payen, Bruxelles, Leipzig et Gand, 1861, in-8o, t. Ier, p. 42).—On lit dans un récit manuscrit, intitulé: Troubles des Pays-Bas (Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 24.179): «Quand Guillaume de Nassau parloit, sa conversation étoit séduisante; son silence même étoit éloquent; on pouvoit lui appliquer le proverbe italien: Tacendo parla, parlando incanta.»]

[86] Apologie précitée, p. 88.

[87] Il existe une touchante lettre de lui sur ce grave sujet (Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. Ier, p. 47. Lettre du 15 octobre 1559, datée de Bruxelles). On y rencontre l'expression des louables sentiments qui l'animaient comme fils et comme frère, et auxquels il demeura fidèle.

[88] Apologie précitée, p. 109.

[89] J.-F. Lepetit, la Grande chronique de Hollande, Zélande, etc., in-fo, t. II, p. 174, 175, 176.

[90] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. IV, p. 175. Lettre du 22 juillet 1573.

[91] P. Bor, Historie der Nederlandtsche Oorlogen, Seste Boek, p. 447, 448, 9 Augusti 1573.

[92] Il écrivait au comte Jean de Nassau, à propos de la mort de Louis et de Henri: «Je vous confesse qu'il ne m'eust sçeu venir chose à plus grand regret; si est-ce que tousjours il nous faut conformer à la volonté de Dieu et avoir esgard à sa divine providence, que celui qui a respandu le sang de son fils unique, pour maintenir son église, ne fera rien que ce qui redondera à l'avancement de sa gloire et maintenement de son église, oires qu'il semble au monde chose impossible. Et combien que nous tous viendrions à mourir, et que tout ce pauvre peuple fust massacré et chassé, il nous faut toutefois avoir cette asseurance, que Dieu n'abandonnera jamais les siens, dont voyons maintenant si mémorable exemple en la France, où après si cruel massacre de tant de seigneurs, gentilshommes et autres personnes de toutes qualitez, sexe et âge, et que chacun se proposoit la fin et une entière extirpation de tous ceux de la religion, et de la religion mesme, nous voyons ce néantmoins, qu'ils ont derechef la teste eslevée plus que jamais, se trouvant le roy en plus de peines et fascheries que oncques auparavant, espérant que le seigneur Dieu, le bras duquel ne se raccourcit point, usera de sa puissance et miséricorde envers nous.» (Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. IV, p. 386, 387.)

[93] Voir Appendice, no 3.

[94] Lettre du 7 septembre 1574 (Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. V, p. 53).

[95] Voir, sur les divers points ci-dessus indiqués, les documents recueillis par M. Groen van Prinsterer dans la Correspondance de la maison d'Orange-Nassau, 1re série, t. III, p. 326, 354, 367, 369, 387, 391, 394, 397.

[96] Voir Appendice, no 4.

[97] Voir Appendice, no 5.

[98] Autographe (archives de M. le duc de La Trémoille).

[99] Certains historiens des Pays-Bas qualifiaient la princesse de «vray miroir de toute vertu, et de princesse vrayment douée d'une piété singulière.» (Voir Lepetit, la Grande chronique de Hollande, Zélande, etc., t. II, p. 301.—Hist. des troubles et guerres civiles des Pays-Bas, par T. D. L., 1 vol. in-12, 1582, p. 358. Ouvrage attribué au prédicateur Ryckwaert d'Ypres.)

[100] Genèse, chap. II, v. 18.—Proverbes, chap. XXXI, v. 12.

[101] Groen van Prinsterer, Correspondance, 1re série, t. V, p. 165.

[102] Voir Appendice, no 5.

[103] Groen van Prinsterer, Correspondance, 1re série, t. V, p. 192.

[104] Groen van Prinsterer, Correspondance, 1re série, t. V, p. 205.

[105] «Charlotte van Bourbon quam over Embden, alwaer de prince de selve twe wel toegeruste Oorlog-schepen sond, diese brachten na de Mase, etc., etc.» (Voir Bor, Historie der Nederlandtsche Oorlogen, in-fo, t. Ier, p. 644.)

[106] Archives générales du royaume de Hollande.

[107] On lit dans le recueil des Résolutions des états de Hollande (Archives générales du royaume de Hollande): «Séance du 10 juin 1575.—Les villes et états de Hollande ayant résolu d'offrir à la princesse Charlotte de Bourbon, à titre de congratulation et de don, une somme de six mille livres, il sera demandé à Son Excellence en quoi elle désire que le don consiste, soit en numéraire soit en pierres précieuses.» «Séance du 16 juin 1575.—Son Excellence a déclaré désirer que le don destiné à la princesse lui soit offert en numéraire, afin qu'elle en puisse faire tel usage que bon lui semblera.»]

[108] Voir Appendice, no 6.

[109] Ce détail, ainsi que plusieurs autres, relatifs à l'entrée et au séjour de Charlotte de Bourbon à Dordrecht, est consigné dans la publication suivante: Dordrecht, door Dr G. V. J. Schotel, te Dordrecht bij H. Lagerewij, 1858, br. in-8o, p. 50 et suiv. (Komst van Charlotte van Bourbon te Dordrecht in 1575). Il y est parlé, notamment d'une association littéraire, dite des Rhétoriciens, ayant pour devise les «mots: joie pure, laquelle joua, pour le bon plaisir de Son Excellence, une moralité.»]

[110] Geuse Liet Boek, waer in begrepen is den Oorsprongh van de troubelen der Nederlansche Oorlogen, en et geen doer op gevolght is. «T'Amsterdam gedruckt by Jan Jacobsz Bonneau, woonende op 't water, anno 1656, in-8o».

[111] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. V, p. 230.

[112] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. V, p. 244 et suiv.

[113] Anne de Saxe.

[114] Voir Appendice, no 7.

[115] Lettre datée de Dillembourg, 21 nov. 1575 (Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. V, p. 312.)

[116] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, suppl., p. 174.

[117] Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3.415, fo 34.

[118] «Le duc de Montpensier reçut le déplaisir de perdre la duchesse douairière de Nevers, sa fille, cette même année (1575), à laquelle, quoique de la religion, il fit faire des obsèques avec grande cérémonie, à Champigny, le 25 novembre.» (Coustureau, Vie du duc de Montpensier, addit., p. 192.)

[119] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. V, p. 335.

[120] Archives de M. le duc de La Trémoille.

[121] Rien ne prouve que Louis II de Bourbon eût fait trêve, en l'année 1576, à ses injustes et durs procédés envers la princesse d'Orange. Il est certain, au contraire, qu'ils se prolongèrent, sans interruption, bien au delà de cette même année. D'où il est naturel de conclure que ces mots: «Mme la comtesse de Culembourg, au nom de M. le duc de Montpensier» n'impliquent nullement l'idée d'une autorisation accordée par le duc à la comtesse de le représenter au baptême. Ils n'ont d'autre signification que celle d'une preuve de déférence de la princesse envers son père. Charlotte de Bourbon voulut que sa fille, en recevant le nom de son aïeule paternelle (Julienne), reçut aussi celui de son aïeul maternel (Louis).

[122] Archives de la maison d'Orange-Nassau, no 2.241a.—Marie de Nassau était alors âgée de vingt ans.

[123] On ne sait pourquoi Marie employait ici vis-à-vis du prince le mot de Monsieur, tandis qu'elle l'appelait habituellement cher et bon père.]

[124] Lettre du 2 juin 1576. (Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. V, p. 366.)

[125] Le traité de paix de 1576 réintégrait Guillaume de Nassau dans sa principauté d'Orange et dans ses autres possessions de France.—Lors des préliminaires de cette paix, dans lesquels le maréchal de Montmorency joua un rôle honorable, sa femme, Diane de France, qui, ainsi que lui, soutenait d'excellentes relations avec Charlotte de Bourbon, adressa à cette dernière une lettre dont la teneur donne la mesure des sentiments que la princesse avait inspirés à Diane et au maréchal. (Voir cette lettre à l'Appendice, no 7.)

[126] Voir à l'Appendice, no 8, le texte complet de la lettre de Charlotte de Bourbon à son frère, du 28 août 1576.

[127] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo 19.

[128] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo 46.

[129] 22 octobre 1576. (Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. V, p. 457.)

[130] Lettre du 15 octobre 1576. (Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. V, p. 428.)

[131] Voir le texte du traité dans Le Petit, Grande chronique de Hollande et de Zélande, etc., etc., t. II, p. 318 et suiv.

[132] Lettre du 11 novembre 1576. (Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. V, p. 515.)

[133] Voir le texte du traité d'union de Bruxelles, dans Le Petit, Chron. de Hollande et de Zélande, t. II, p. 326.

[134] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. V, p. 610.

[135] Lettre du 22 février 1577. (Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. V, p. 624.)

[136] Lettre du 19 mars 1577. (Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VI, p. 15.)

[137] Lettre du 2 avril 1577. (Archives de la maison d'Orange-Nassau, no 2241a.)

[138] Lettre du 20 février 1577. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo 49.)

[139] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo 51.

[140] Mémoire des nativités de mesdemoiselles de Nassau. (Archives de M. le duc de La Trémoille.)

[141] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VI, p. 44.

[142] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VI, p. 44. Mme d'Aremberg, Anne de Croy, était fille du duc d'Arschot; il suffit de connaître la nature fort peu cordiale des rapports existant entre les maisons de Nassau et de Croy pour apprécier la véritable portée et la finesse des expressions employées ici par Charlotte de Bourbon.

[143] Lettre du 6 mai 1577. (Archives de la maison d'Orange-Nassau, no 2.241a.)

[144] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VI, p. 69.

[145] La mère du prince n'écrivait qu'en allemand.

[146] Ces mots permettent de supposer que, si la mère du prince n'écrivait pas le français, elle pouvait du moins comprendre cette langue.

[147] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VI, p. 86.

[148] Du 4 mai 1577. (Voir Appendice, no 10.)

[149] Archives générales du royaume de Hollande, 7 février 1577.

[150] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VI, p. 88.

[151] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VI, p. 86.

[152] Collection des Résolutions des états de Hollande, à la date du 28 mai 1577. (Archives générales du royaume de Hollande.)—La même collection contient, à la date du 17 août 1577, cette mention: «Ceux de Zélande ont adopté et consenti le présent de baptême de la demoiselle Élisabeth d'Orange, fille du seigneur prince, jusqu'à deux mille livres.»—Il importe de remarquer que le Mémoire sur les nativités de mesdemoiselles de Nassau, se référant, quant au don fait par les états, à des lettres sur ce dépeschées, établit que l'allocation définitive se composa d'une rente de deux mille florins, dont quinze cents à la charge des états de Hollande, et cinq cents à celle des états de Zélande.

[153] Archives de M. le duc de La Trémoille.—La reine d'Angleterre, parlant plus tard des filles de Charlotte de Bourbon dans des termes prouvant la sincérité de l'intérêt qu'elle leur portait, ne manqua pas de dire: «La seconde d'entre elles est notre filleule.» (Lettre du 17 octobre 1584. British museum. Bibl. Cott., t. II, fo 188.)

[154] Lettre du 2 juin 1577. (Calendar of State papers, foreign series, no 1.451.)

[155] Lettre du 28 juin 1577. (Calendar of State papers, foreign series, no 1.486.)

[156] Lettre du 18 juin 1577, datée de Delft. (Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VI, p. 100.)

[157] Hoofts Nederlandshe historien, p. 525.—Wagenaar Vaderlandsche hist., t. VII, p. 159.

[158] P. Bor, X Boeck.—Hoofts Neder. hist., p. 527.—Wagenaar Vaderl. hist., t. VII, p. 160.

[159] Bibl. nat., mss. f. tr., vol. 3.182, fo 134.—Coustureau, Vie du duc de Montpensier, p. 225.—Voir à l'Appendice, no 11, le texte de la note.

[160] Voir Appendice, no 12.

[161] Archives de la maison d'Orange-Nassau, no 2.241a.

[162] Voir sur l'expulsion des Allemands, de Bois-le-Duc, l'Histoire des troubles et guerres civiles des Pays-Bas, par Théophile D. L., in-12, 1582.

[163] P. Bor, loc. cit., p. 870.

[164] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VI, p. 172.

[165] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VI, p. 173.

[166] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VI, p. 174.

[167] Les Allemands en garnison à Bréda, sous les ordres de Frosberg, y avaient causé de grands dégâts au palais du prince.

[168] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VI, p. 177.

[169] Ils voyaient avec peine que le prince, par excès de confiance, exposait sa personne.

[170] On lit dans une lettre de Charlotte de Bourbon à Guillaume Martinij, greffier d'Anvers, en date du 4 octobre 1577: «Je vous prie de vouloir tousjours me mander comme le tout se passe pardelà et ce que je doibs espérer. Je désirerois bien qu'il plûst à monseigneur le prince me mander, ou bien qu'il revint pardecà; car encores que je cognois bien le bon zèle et cœur que ceulx de vostre ville d'Anvers et ceulx de Bruxelles luy portent, toutesfois l'esloignement de sa présence me donne beaucoup de peines et de craintes. Néantmoins je remets le tout en la main de Dieu et le supplie de vouloir bien garder mondit seigneur avec tous les bons patriotes, dont vous tenez des premiers rangs, et conduire par eux les affaires à une heureuse fin.»]

[171] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VI, p. 181.

[172] Ce présent était destiné probablement au comte Jean de Nassau, pour fêter sa bienvenue.

[173] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VI, p. 190.

[174] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VI, p. 198, 199.

[175] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VI, p. 200.

[176] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VI, p. 205.

[177] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VI, p. 207.

[178] Cette lettre, en date du 20 décembre 1577, sera reproduite ci-après.

[179] Lettre du 30 octobre 1577, datée d'Anvers. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo 53.)

[180] Lettre du 9 décembre 1577. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo 55.)

[181] Lettre du 23 décembre, datée d'Anvers (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo 82).

[182] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo 23.

[183] Lettre du 17 octobre 1577 (Amyraut, Vie de Lanoue, p. 232, 233).

[184] Lettre de Lanoue à Despruneaux, datée de La Fère, 26 janv. 1578 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.277, fo 6).

[185] Lettre précitée du 26 janvier 1578 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.277, fo 6).

[186] Appendice, no 13.

[187] Lettre datée d'Anvers (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.277, fo 38).

[188] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.277, fo 51.

[189] Appendice, no 14.

[190] Lettre aux états généraux (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.426, fo 6).

[191] Mémoires de Mme Duplessis-Mornay, t. Ier, p. 121.

[192] Voir Gachard, Corresp. de Guillaume le Taciturne, t. VI, p. 310 et suiv.

[193] «Rapport sommaire des affaires d'importance traictées et passées ez estatz généraulx depuis le 26 de may 1578 jusques au 6 octobre 1579», par Me Barthélemy, Liébart, etc. (ap. Gachard, Corresp. de Guillaume le Taciturne, t. VI, p. 311, 312).

[194] Voir Appendice, no 15.

[195] Archives de M. le duc de La Trémoille.

[196] Lepetit, Chronique, t. II, p. 372 à 375.

[197] Voir au no 16 de l'Appendice, le texte du traité, dit Union d'Utrecht.

[198] Apologie, éd. de 1858, p. 137, 138.

[199] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.344, fo 19.

[200] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo 60.

[201] Voir ci-dessus, sa lettre du 21 février 1579, au duc de Montpensier.

[202] Lettre du 21 février 1579 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo 28).

[203] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.182, fo 82, et fonds Clérambault, vol. 1.114, fos 182, 183.—Coustureau, Vie du duc de Montpensier, p. 217.

[204] Voir ci-avant, chapitre Ier.

[205] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo 71.

[206] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo 30.

[207] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo 63.

[208] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo 65.—Avec le contenu de cette lettre concorde celui d'une lettre écrite au prince dauphin par Guillaume de Nassau, le 13 août 1579 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo 33).

[209] Mémoires de Mme de Mornay, t. Ier, p. 123.

[210] Épitre funèbre où est contenu un abrégé de la vie de Mme Charlotte-Flandrine de Nassau, etc. Poitiers, 1er mai 1640.

[211] Documents historiques inédits, concernant les troubles des Pays-Bas, 1577-1584, publiés par Ph. Kervyn de Volkaersbeke et J. Diegerick. In-8o, Gand, 1849, t. Ier, p. 434.

[212] Le Miroir des âmes religieuses, ou la vie de très haute et très religieuse princesse, madame Charlotte-Flandrine de Nassau, très digne abbesse du royal monastère de Sainte-Croix de Poitiers, par M. Claude Allard, prestre, chantre et chanoine de Laval, à Poitiers, 1653, 1 vol. in-4o.

[213] P. 23, 35, 36, 44, 45, 51.

[214] Vie de Ph. de Mornay, Leyde, 1647, p. 49.

[215] Vie de Ph. de Mornay, Leyde, 1647, p. 51.

[216] Bibl. nat., mss. Collection des copies et documents appartenant à la Bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg, vol. 1.248, fo 11.

[217] Bibliothèque de l'Institut de France, collect. Godefroy, vol. 260.

[218] Lettre du 21 août 1580, datée d'Anvers (Archives générales du royaume de Hollande).

[219] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo 67.

[220] De Jonge, ap. Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VII, p. 262.

[221] Lettre de Sainte-Aldegonde du 27 mars 1580 (Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VII, p. 276).

[222] Lettre de Villiers, du 17 mars 1580 (Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VII, p. 362).

[223] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VII, Introd. p. 29, et ibid. p. 327.

[224] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VII, p. 335.

[225] Qui ne sait avec quelle admirable constance François de Lanoue supporta, durant une captivité de cinq années, les odieux traitements que lui infligea la cruauté de ses lâches ennemis.

[226] Lettre du 9 juin 1580 (Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VII, p. 367).

[227] «Des succès réitérés (dans les Pays-Bas) avoient donné tant de courage aux François que de Lanoue commandoit, ses exemples avoient si bien sû leur inspirer l'amour de la véritable gloire qu'on peut acquérir par les armes, qu'ils ne songeoient ni à s'enrichir par le pillage, ni ne pensoient pas même à leur propre paye; uniquement attentifs à obéir aux ordres de leur chef, nul obstacle n'étoit capable de les arrêter, et, quoi qu'il pût exiger d'eux, il les trouvoit toujours disposés à le suivre.... Il est certain que la France fut infiniment redevable à ce grand homme qui, tandis que la plupart de nos seigneurs et de nos généraux, gâtés par les vices du siècle ou de la cour, rendoient la nation méprisable par le désordre de leur conduite, sut lui seul soutenir, parmi nous et chez les étrangers, la gloire ancienne du nom françois, par sa probité, sa valeur, sa prudence et sa sévérité à faire observer la discipline militaire; qualités qui, en lui, n'étoient mêlées d'aucun vice, et qu'il possédoit au degré le plus éminent.» (De Thou, Hist. univ., t. V, p. 646.)

[228] Corresp. de la maison d'Orange-Nassau, Supplém. de la 1re partie. Introduction, p. 12, 13, 14.

[229] Survenue le 26 octobre 1576.

[230] Lettre du 28 août 1580. (Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VII, p. 389.)

[231] Lettre du 27 août 1580. (Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VII, p. 386.)

[232] Un acte de l'État noble, du 6 décembre 1580, relatant les résolutions des trois ordres, détermine l'assiette des hypothèques destinées à garantir le payement de la rente de 2.000 florins accordée à Brabantine. (Voir le texte de cet acte dans Gachard, Corresp. de Guillaume le Taciturne, t. VI, Préface, p. x.)

[233] Pièces jointes à l'Apologie de Guillaume de Nassau, p. 25 de l'édition publiée, en 1858, à Bruxelles et Leipzig.

[234] Peut-être Montesquieu s'est-il un peu trop froidement exprimé sur le point qui nous occupe, en se bornant à dire (Esprit des lois, liv. XXIX, chap. XVI): «Il faut prendre garde que les lois soient conçues de manière qu'elles ne choquent point la nature des choses. Dans la proscription du prince d'Orange, Philippe II promet à celui qui le tuera de donner à lui ou à ses héritiers vingt-cinq mille écus et la noblesse; et cela, en parole de roi, et comme serviteur de Dieu. La noblesse promise pour une telle action! une telle action ordonnée en qualité de serviteur de Dieu! tout cela renverse également les idées de l'honneur, celles de la morale et celles de la religion.»—Montesquieu ne devait-il pas aller plus loin, et imprimer au front de Philippe II le stigmate indélébile d'une énergique réprobation?

[235] C'est ce que Guillaume lui-même déclarait en ces termes: «Comme par la sentence en forme de proscription, mes ennemis, contre tout droit et raison, se sont essaiez de toucher grandement à mon honneur, et faire trouver mes actions passées mauvaises, j'ai bien voulu prendre l'advis de plusieurs personnages notables et de qualité, mesmes des principauls conseils de ces païs.» (Remonstrance aux états généraux. Delft, 13 décembre 1580, ap. Gachard, Corresp. de Guillaume le Taciturne, t. VI, p. 39).—On a conservé la lettre que Guillaume écrivit au Conseil de Hollande, de Zélande et de Frise, le 10 septembre 1580, pour demander son avis. (Voir le texte de cette lettre, ap. Gachard, ibid., t. VI, p. 37.)

[236] «Pendant mon séjour à Sedan, le duc de Bouillon me faisoit part de tous les avis qu'il avoit de Flandres, par lectres de madame la princesse d'Orange, sa tante; que tout y alloit fort mal; que le duc d'Alençon (d'Anjou) ruinoit ses affaires et ceulx de ses amis par mauvais conseils; que monsieur le prince, son mari, n'avoit rien gagné à travailler pour sa grandeur, sinon d'irriter d'avantage ses ennemis, qui recherchoient sa vie à toute oultrance et par déclaration et proposition publicque du prix et salaire d'un tel coup, dont elle craignoit quelque grand désastre, lequel il pleust à Dieu de destourner.» (Mémoires de La Huguerie, t. II, p. 205.)

[237] Les premières trames ourdies contre la vie de Guillaume de Nassau remontaient au début de l'année 1573. Toutes les tentatives, concertées dans l'ombre, pour l'assassiner avaient échoué. M. Gachard les fait connaître (Corresp. de Guillaume le Taciturne, t. VI, Préface, p. XXII à XXXI).—Guillaume disait (voir Apologie): «Il (Philippe II) promet vingt-cinq mil escuz à celuy qui me rendra entre ses cruelles mains, mort ou vif. Mais, ores qu'il n'en ait point fait de publication jusqu'à présent, pense-t-il que je sois ignorant combien de fois lui et les siens ont faict marché avecq les assassineurs et empoisonneurs pour m'oster la vie!»]

[238] Archives générales du royaume de Hollande. Recueil manuscrit, intitulé: Brieven van vorsten, regering personen, etc.

[239] Mme de Mornay, quoique malade, avait, avec une pieuse sollicitude, assisté Hubert Languet jusqu'à son dernier soupir. Sentant approcher l'heure suprême, il lui avait dit: «Qu'il n'avoit regret que de n'avoir pû revoir M. Duplessis, premier que mourir, auquel il eust laissé son cœur, s'il eust pû.... il l'adjura de requérir de luy, en luy disant adieu, de sa part, une chose: qu'au premier livre qu'il mettroit en lumière, il feist mention de leur amitié.» Ph. de Mornay, en ami fidèle, répondit, par la préface de la version latine de son Traité de la vérité de la religion chrétienne, au désir qu'avait exprimé Hubert Languet. Qu'il est beau, qu'il est touchant, l'aspect sous lequel se revèlent à nous ces deux cœurs de chrétiens, indissolublement unis l'un à l'autre dans la conviction que les saintes affections demeurent, par la grâce de Dieu, plus fortes que la mort!!

[240] Vie de Ph. de Mornay, Leyde, 1647, p. 59.—Les détails ci-dessus sont empruntés par le biographe aux Mémoires de Mme de Mornay.

[241] Ph. de Mornay a dit, en parlant de la communication que le prince avait faite à lui et à Hubert Languet: «Nous nous apercevions bien que rien ne lui touchoit tant le cœur que ce qui avoit été dit contre son mariage». (De Thou, Hist. univ., t. V, p. 613, note 1.)

[242] «Apologie de monseigneur le prince d'Orange, conte de Nassau, de Catzenellenbogen, Dietz, Vianden, etc., Burchgrave d'Anvers et viscomte de Besançon; baron de Breda, Diest, Grimberge, d'Arlon, Nozeroi, etc., seigneur de Chastel-Bellin, etc., lieutenant-général ès Païs-Bas, et gouverneur de Brabant, Hollande, Zélande, Utrecht et Frise, et admiral; contre le Ban et édict publié par le roi d'Espagne, par lequel il proscript ledict seigneur, dont apperra des calumnies et faulses accusations contenues en ladicte proscription.» (1 vol. in-8o, Bruxelles et Leipzig, 1858.)

[243] «Remonstrance de monseigneur le prince à messeigneurs les états généraux des Païs-Bas» (édit. de 1858 de l'Apologie, avec pièces, p. 31 à 33).

[244] «Réponse de messieurs les états généraux» (édit. de 1858 de l'Apologie, avec pièces, p. 33, 36).

[245] «Lettre de monseigneur le prince d'Orange envoiée aux rois et aultres potentats de la chrestienté.» Elle est datée de Delft, en Hollande, 4 février 1581 (édit. de 1858 de l'Apologie, avec pièces, p. 41 à 46).

[246] Lors des conférences de Bayonne, le duc d'Albe disait, dans une dépêche adressée au roi son maître: «Quant à M. de Montpensier, je lui donnai l'assurance des sentimens affectueux qui unissent depuis si longtemps Vostre Majesté à sa famille et à lui en particulier, à raison de la ligne de conduite qu'il n'avoit cessé de suivre, ainsi qu'il convenoit à un gentilhomme de son rang et à un véritable chrestien. Enchanté de cette ouverture, il se jetta dans mes bras avec affection, m'assurant que lui et tous les gens de bien du royaume n'avoient d'espoir qu'en Vostre Majesté; que lui, en particulier, se feroit mettre en pièces pour elle, et que, si on lui ouvroit le cœur, on y trouverait gravé le nom de Philippe; le tout, avec une telle expression de physionomie, qu'il étoit facile de voir qu'il n'y avoit chez lui ni feinte, ni arrière-pensée.» (Papiers d'État de Granville, t. IX, p. 284 à 292.)

[247] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.182, fo 47.

[248] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo 38.

[249] A la négociation dont il s'agit ici se rattache la lettre suivante du duc de Montpensier au prince dauphin: «Mon fils, j'ay veu les deux transactions qui ont esté passées, tant soubz mon nom que soubz le vostre, pour le regard du dot de vostre sœur, la princesse d'Orange, et des renonciations à vostre prouffit, requises pour vous rendre paisible de ma succession et de celles de feu vostre mère et de vostre sœur de Nevers, lesquelles j'ay trouvées conformes aux articles et conditions que j'avais faict dresser à ceste fin; qui est cause que j'ay bien volontiers ratiffié celle qui me concerne, comme il est besoing que vous faciez la vostre; et toutefois suis d'advis qu'elles ne soient envoyées à vostre sœur jusques à ce que son mary et elle les aient aussi ratiffiées, et, les envoyant à Me André, il délivrera lesdites et non aultrement au plus tost.—Ce 25 juin 1581. Loys de Bourbon.» (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo 36.)

[250] «Le roi de Navarre, qui s'était entremis de l'accommodement de la princesse d'Orange, voyant que le duc, son père, n'effectuoit point la parole qu'il lui avoit donnée, de la recevoir en sa grâce et de ratifier son mariage, l'en sollicita pour la seconde fois; et, après quelques entrevues à Champigny, ce bon duc fit paroistre qu'il n'estoit pas inflexible aux larmes de sa fille ni aux prières d'un prince dont l'amitié ne lui étoit pas moins chère que celle de ses propres enfans.» (Coustureau, Vie du duc de Montpensier, p. 254, 255.)

[251] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.352, fo 7.

[252] Lettre du 3 avril 1581 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.210, fo 69).

[253] Lettre du 24 avril 1581 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3,415, fo 76).

[254] Lettre du 19 mai 1581 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3,415, fo 40).

[255] Lettre du 24 mai 1581 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3,415, fo 69).

[256] Lettre du 25 mai 1581 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3,415, fo 42).

[257] Voir Appendice, no 17.

[258] Archives de la maison d'Orange-Nassau, no 2.128.—Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.902, fo 222.—Sur le repli de l'acte ci-dessus est écrit: «Par monseigneur le duc et pair (signé) de Montrillon, et scellé du grand scel dudit seigneur duc, en cire rouge.

»Recordé à son original par nous, Borleghem et Caron (avec leurs paraphes).

»Collationné à la copie authentique escrite en un livre relié en parchemin blanc, avec des cordons verds, et à icelle trouvé de mot à mot concordant, par moy soubzsigné (signé) Pierre Dulon, notaire impérial.»]

[259] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3,189, fo 31.

[260] Archives de M. le duc de La Trémoille.

[261] Voir ci-avant la lettre de Charlotte de Bourbon, du 21 août 1580, à Muys, receveur général de Hollande, au sujet de la rente à laquelle Élisabeth de Nassau avait droit.

[262] Documents historiques inédits concernant les troubles des Pays-Bas (1577-1584), publiés par Kervyn de Volkaersbeke et J. Diegerick. Gand, 1850, in-8o, t. II, p. 269. Lettre du 11 juillet 1581 datée de La Haye.

[263] MM. Kervyn de Volkaersbeke et J. Deigerick, op. cit., t. II, p. 284. Lettre du 17 juillet 1581, datée de La Haye.

[264] Le Petit, Chronique de Hollande, Zélande, etc., in-fo, t. II, p. 428 et suiv.

[265] Voir l'exposé des faits et les articulations dont il s'agit, à l'Appendice, no 18.

[266] Lettre du 1er juillet 1581 datée de La Haye. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.283, fo 11.)

[267] Archives de la maison d'Orange-Nassau, no 2.143.

[268] Archives de la maison d'Orange-Nassau, no 2.144.

[269] Archives de la maison d'Orange-Nassau, no 2.184.

[270] Archives de la maison d'Orange-Nassau, no 2.184.

[271] Archives de la maison d'Orange-Nassau, no 2.144.

[272] Ministre de l'Évangile.

[273] Échevin de la ville d'Anvers.

[274] Échevin de la ville d'Anvers.

[275] Secrétaire de la ville d'Anvers.

[276] Bibl. nat., mss. Ve Colbert, vol. 29, f. 450.

[277] Le duc d'Anjou.

[278] Archives de M. le duc de La Trémoille.

[279] Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.182, fo 90.—Voir, sur ce même sujet, les détails fournis par de Thou (Hist. univ., t. VI, p. 172 et suiv.).

[280] Notice sur quelques lettres écrites au comte de Leicester, par D. K. Sijbrandi. Haarlem, 1867.

[281] Notice précitée, de M. Sijbrandi.

[282] Neveu.

[283] «Il avoit été convenu que duc d'Anjou auroit (en Brabant) au conseil d'État du païs, deux conseillers françois, tels que les états choisiroient. Il sceut qu'ils avoient résolu de luy nommer M. le comte de Laval et M. Duplessis (Mornay). Soubz prétexte donc de les obliger, leur déclara qu'il ne vouloit autre conseil que le leur; et aima mieux n'en avoir du tout point. Aussi estoit ledit sieur comte de la religion, plein de vertu et d'intégrité, et intime ami de M. Duplessis. Néantmoins, en l'extérieur, vouloit-il qu'on creust qu'il faisoit cas d'eux; de tant plus que les plus spéciaux serviteurs de la roine d'Angleterre, venus avec luy, ne luy avoient pas teu que la roine leur maîtresse feroit un grand préjugé de ses futurs comportemens et vers elle et vers le païs, selon qu'il prendroit plaisir ou non à se servir de ces deux, desquels la probité leur étoit connue. En apparence donc il leur faisoit bon visage, se rendoit familier à eux, surtout si quelqu'un de messieurs des états estoit présent; mais ne les admettoit aucunement à ses affaires, leur cachoit ses intentions et les eslongnoit autant qu'il pouvoit; ce que, selon leur modestie, il leur estoit aisé de supporter et dissimuler.» (Hist. de la vie de messire Philippe de Mornay. Leyde, in-4o, 1647, p. 60.)

[284] Voir, sur les circonstances qui déterminèrent Jauréguy à commettre son crime, le no 19 de l'Appendice.

[285] «J'étois lors à Anvers, dit Mornay, et M. le prince d'Orange m'avoit, au sortir du presche, voulu retenir à diner. Les gardes avoient voulu chasser ce misérable de la salle, et il (le prince) les en avoit tancés, disant que c'étoit quelque bourgeois qui vouloit voir. Il passoit de la salle en sa chambre, et s'étoit arrêté à montrer la tapisserie à M. de Laval, par dessus l'épaule duquel fut tiré le coup. J'y accourus aussitôt, et vis le meurtrier, le corps enveloppé de pentacles et toiles conjurées de Notre-Dame-d'Oviédo. M. le prince d'Orange ayant repris ses esprits, me dit ces mots: Je pensois que la maison fût tombée sur moi. Il eut un grand soin de faire savoir qu'il n'y avoit rien du fait de Monsieur (le duc d'Anjou), lequel, avec les siens, n'étoit pas sans peur. Mais on y envoya une forte garde, pour empêcher l'abord du peuple, et fut, en moins d'un quart d'heure, donné un tel ordre par toute la ville, qu'il n'y avoit ni bruit, ni murmure. Le meurtrier avoit quelque envie de réserver son coup au soir, au festin de Monsieur. Si cela fût arrivé là, on n'eût jamais pu croire que ce n'eût été de son fait, et premier que la vérité eût été connue, tout eût été en combustion et carnage.» (Note de D.-Mornay sur l'Hist. univ. de de Thou, t. VI, p. 180.)

[286] «The perturbation that followed within the prince's house was so great and dolorous as scarce can be expressed. The poor princess, overcome with vehement passion, did swoon continually; the children confounded with tears and cries troubled all the place, and the rest of the friends and family present were utterly perplexed.» (Herle to lord Burghley. Corresp. of Leicester, London 1844, ap. Groen van Prinsterer, 1re série, suppl. p. 220.)

[287] La publication intitulée Brief recueil de l'assassinat commis sur la personne du très illustre prince d'Orange (Anvers 1582) contient le texte de ces prières et de ces vœux, dont voici le début: «Jesu Christo nuestro señor, y la virgen sancta Maria, nuestra señora, sean en mi ayuda en esta resolucion hecha para su sanctissimo servicio!!» Un tel début donne une idée suffisante de tout ce dont il est suivi.

[288] «Catherine de Nassau, femme du comte de Schwartzburg, sœur du prince, ne l'abandonna point, et lui rendit tous les services dont elle était capable.» (De Thou, Hist. univ. t. VI, p. 183.—Lapize, Histoire des princes et de la principauté d'Orange, p. 524.—P. c. Hoofts Nederlansche historien, in-fo, Amsterdam, 1677, p. 816.)

[289] Note de D.-Mornay sur l'Hist. univ. de de Thou, t. VI, p. 183.

[290] Mornay, loc. cit.]

[291] Documens historiques concernant les troubles des Pays-Bas, 1577-1584, par Kervyn de Volkaersbeeks et J. Diegerick, Gand, 1850, t. II, p. 336.—Des lettres semblables à celle qui est ici reproduite, furent adressées aux provinces et aux villes de l'Union.

[292] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VIII, p. 80.

[293] Breif recueil de l'assassinat commis sur la personne de très illustre prince, monseigneur le prince d'Orange, par Jean Jauréguy, Espaignol, à Anvers, br. in-4o, 1582, imp. de Ch. Plantin.

[294] Lapize, Hist. des princes et de la principauté d'Orange, La Haye, 1639, in-fo p. 524.

[295] Documens historiques concernant les troubles des Pays-Bas, 1577-1584, par Kervyn de Volkaersbeke et J. Diegerich, Gand, 1850, t. II, p. 347.

[296] Hist. univ., t. VI, p. 182. On peut consulter comme ne concordant pas tout à fait avec le récit de de Thou, celui de P. G. Hoofts, Nederlandsche historien, Amsterdam, 1677, in-fo, p. 816.

[297] Note de Mornay sur l'Hist. de de Thou, t. VI, p. 182.

[298] «Instruction (5 avril 1582) pour M. de Ryhoven, grand bailly et superintendant de la ville de Gand, et le Sr de Winterhove, adv. de la ville d'Ypres, allant vers Son Alteze, de la part des quatre membres du pays et comté de Flandres.» (Doc. hist. inédits concernant les troubles des Pays-Bas, 1577-1584, par Kervyn de Volkaersbeke et J. Diegerick, Gand, 1850, t. II, p. 358.)

[299] Archives de Simancas, papeles de Estado, liasse 585, ap. Gachard, Corresp. de Guillaume le Taciturne, t. VI, p. 77.

[300] Voir ce que contient, sur ce point, notre publication intitulée: Éléonore de Roye, princesse de Condé, 1 vol, in-8o, Paris, 1876, p. 91, 92.

[301] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VIII.

[302] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VIII, p. 98.

[303] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VIII, p. 104.

[304] Ps. CIX, 28.

[305] Groen van Prinsterer, Corresp., 1re série, t. VIII, p. 86.

[306] Bibl. nat. mss. Ve Colbert, vol. 29, fo 725.

[307] Bor, t. II, p. 316.

[308] Ps. CXVI, 15.

[309] Apocal. XIV, 13.

[310] «La maladie de la princesse fut une pleurésie procédée des sang-melleures qu'elle avoit eues pendant son mal, passant, à tout moment d'espérance en crainte, et au rebours. Elle mourut fort chrétiennement, et l'assista ma femme, jusques à la mort.» (Note de Mornay sur l'Hist. univ., de de Thou, t. VI, p. 182.)

[311] Le même jour, les états généraux prirent la résolution suivante: «Étant décédée de ce monde la sérénissime princesse d'Orange, madame Charlotte de Bourbon, il est résolu que, pour s'associer au deuil du prince, des membres de l'Assemblée se transporteront vers Son Excellence, après midy.» (Archives générales du royaume de Hollande. Rec. des pr.-v. des Provinces-Unies, à la date du 5 mai 1582.)

[312] Bor, t. II, p. 316.—Meteren, Hist. des Pays-Bas, tr. fr. La Haye, 1618, in-fo p. 215.—Antverpin Christo nascens et crescens, par J. C. Diercxsens, t. III, Antverp., 1760: «Carolina Borbonia sepulta est, 9 mensis maï, solenni pompa, in cathedrali, in vacello Circumcisionis, concitantibus nobilibus, statis generalibus, consiliariis, senatu, colonellis, capitaneis, etc., etc., ad duo millia; non aderat Orangius, tanquam non plane restitutus.»]

[313] Mém. sur la vie de Louise-Julienne de Nassau, Leyden, 1625, p. 18.—Il n'existe aujourd'hui aucune trace de la sépulture de Charlotte de Bourbon dans la grande église d'Anvers, en d'autres termes, dans la cathédrale. Aucune mention n'en est même faite dans un volumineux ouvrage dont le tome Ier (Anvers, 1856, gr. in-4o) est intitulé: «Inscriptions funéraires et monumentales de la province d'Anvers.»—Arrondissement d'Anvers.—Église cathédrale.»—Voir les explications dans lesquelles a cru devoir entrer, sur ce point, l'auteur de l'ouvrage suivant: «Annales antverpienses, ab urba condita ad annum 1700, collecti ex ipsius civitatis monumentis, etc., etc., auctore Daniele Papebrochio S. I. Antverpiæ, 1847, p. 67, 68.»]

[314] Lettre du 28 mai 1582 (Bibl. nat., mss. Ve Colbert, vol. 29, fo 727).

[315] «En ce mois de septembre 1582, messire Loys de Bourbon, duc de Montpensier, mourut, en sa maison de Champigny.» (J. de P. de L'Estoile, nouvelle édit., t. II, p. 69).—De L'Estoile dit encore dans son journal (t. II. p. 69).—«En ce moys de may 1582 mourut, à Anvers, dame Charlotte de Bourbon, fort regrettée pour ses vertus et, entre autres, pour la charité miséricordieuse qu'elle exerçoit à l'endroit de toutes sortes de personnes affligées et oppressées.»]

[316] Archives de M. le duc de La Trémoille.

[317] Une lettre, qu'à la même époque, Louise-Julienne de Nassau reçut de la duchesse de Montpensier, était ainsi conçue: «Ma fille, je n'ay peu qu'avec beaucoup de regret entendre les nouvelles du désceds de feu madame la princesse, vostre mère, tant pour la grande perte que je sçay que vous et mes petites-filles, vos sœurs, ont faicte en cela, que pour l'amytié que, je sçay, elle me faisait ce bien de me porter; vous suppliant, ma fille, de m'aymer aussy, et croire que je prendray bien grand plaisir de m'emploïer pour vous servir toutes, en ce que j'en auray de moïens, et vous tenir, au reste, aux bonnes grâces de monsieur vostre grand-père; ce que je feray tousjours de pareille affection et bonne volonté que, pour fin de lettre, je supplie Nostre Seigneur, vous donner, ma fille, en bonne santé, longue et heureuse vye.—De Champigny, ce 9e jour de juin 1582.—Vostre plus affectionnée grand-mère, Caterine de Lorraine.» (Archives de M. le duc de La Trémoille.)

[318] Était-ce aimer en père, que tyranniser la conscience de Charlotte?

[319] Assertion formellement démentie par les doléances et les supplications réitérées de Charlotte.

[320] C'est précisément ce que, maintes fois, Charlotte fit entendre.

[321] Outrage révoltant, qui jamais n'eût dû sortir de la bouche d'un père.

[322] Nouvel outrage et allégation d'un fait faux; car Charlotte, d'accord avec sa sœur la duchesse de Bouillon, et avec la reine de Navarre, favorables à sa sortie de Jouarre, et en ayant prudemment assuré les suites immédiates, avait été accompagnée jusqu'à Heydelberg par un homme honorable, François Daverly, seigneur de Minay, dont l'électeur palatin, Frédéric III, apprécia si bien le caractère et la rectitude de procédés que, plus tard, il se fit représenter par lui dans une imposante solennité qui concernait personnellement la jeune princesse; solennité dont il sera parlé plus tard.

[323] Le duc se laisse entraîner ici à une imposture; car c'était par son ordre même et par celui de la duchesse qu'un simulacre de serment et de vœu avait été extorqué à leur fille le 17 mars 1559.

[324] Il y a là une vile accusation d'hypocrisie qui tombe devant la loyauté dont la conduite et le langage de Charlotte de Bourbon portèrent toujours l'empreinte.

[325] Qu'importait l'absence du père et de la mère, lorsque la profession eut lieu? Tous deux n'en avaient pas moins été les instigateurs de la violence qui imposa cette profession à Charlotte de Bourbon.

[326] Les répugnances et les plaintes de la jeune fille prouvent surabondamment qu'il n'y eut de sa part ni hypocrisie quand elle obéissait à la voix de sa conscience, ni approbation de la violence qu'elle subissait.

[327] Ainsi, selon le duc, sa fille ne pouvait le respecter réellement et échapper à l'accusation de désobéissance et de rébellion qu'en se pliant à l'injonction d'avoir la même religion que lui; comme si jamais le respect filial pouvait surgir des bas-fonds de la servilité religieuse.

[328] Quelle absurde insistance que celle du duc à se faire passer pour un excellent père, quand il n'avait été jusque-là pour Charlotte de Bourbon qu'un mauvais père!

[329] Les beaux sentiments dans l'étalage desquels se complaît ici le duc, avec plus d'affectation que de sincérité, n'étaient en réalité que des effusions de paroles frappées de stérilité par son altière intolérance. Il exigeait, en effet, que pour réussir à se concilier les bonnes grâces paternelles, Charlotte de Bourbon commençât par abdiquer, en matière religieuse, ses convictions personnelles.

[330] Nouvel outrage à la conscience de Charlotte de Bourbon.

[331] Le duc tombe ici dans d'absurdes déclamations, en contradiction manifeste avec l'ensemble des faits attestés par l'histoire.

[332] Cette déclaration est celle d'un stupide fanatique, d'un père dénaturé; et celui qui ose la faire ose aussi se dire un homme religieux! Il est difficile d'insulter plus arrogamment à la sainteté de Dieu et à celle de ses commandements.

[333] Ici le duc déraisonne en s'étendant sur un sujet tel que celui de sa succession, dont l'électeur palatin ne lui avait pas dit un mot dans sa lettre, et en fulminant, ab irato, contre sa fille Charlotte une menace d'exhérédation.

[334] Ainsi, voilà Charlotte de Bourbon accusée par son père de détournements commis au préjudice de l'abbaye de Jouarre, et cela sans qu'un fait quelconque soit allégué à l'appui de l'accusation. Ce seul trait donne la mesure de la bassesse de caractère du duc, et le relègue au rang infime des pires calomniateurs.—De son côté, dom Toussaint Duplessis (Histoire de l'église de Meaux, t. Ier, p. 374) dit: «Qu'il est sûr que Charlotte de Bourbon, qui méditoit depuis longtemps sa sortie, ne se fit aucun scrupule d'amasser, pour ce sujet, une grande somme d'argent aux dépens du monastère;» mais il ose formuler cette odieuse imputation sans pouvoir l'appuyer d'une seule preuve. Il prétend qu'en échangeant un immeuble de l'abbaye de Jouarre contre un immeuble du comte de Chaulnes, Charlotte de Bourbon aurait reçu de ce seigneur, à titre de soulte, une somme qu'elle se serait appropriée; mais Toussaint Duplessis n'en est pas moins réduit à l'impossibilité de démontrer le fait même du prétendu détournement. Son assertion sur ce point demeure donc à l'état de véritable calomnie.—Ceci posé, il est regrettable qu'un écrivain sérieux, M. Thiercelin (Histoire du monastère de Jouarre, publiée en 1861, p. 66, 67), se soit laissé entraîner à croire sur parole Toussaint Duplessis, alors qu'en y regardant de près il eût pu facilement se convaincre de la fausseté de l'accusation formulée par cet annaliste, en l'absence de tout élément de preuve.

[335] L'électeur palatin est ainsi, à son tour, accusé d'un méfait par le duc; car n'est-ce pas un véritable méfait que d'avoir osé donner asile à Charlotte de Bourbon, à cette folle, à cette coupable, que tous les princes et potentats bien pensants de l'Europe auraient refusé d'accueillir?