VI

Sur le grand lit d'ébène et d'ivoire ajourés,

Parmi les draps soyeux que son corps souple froisse,

Taïa met la splendeur de ses membres nacrés.

Satni, n'espérant plus que son amour décroisse,

Pour l'assouvir enfin n'a prononcé qu'un mot...

A présent du jardin montent des cris d'angoisse.

Blême, le prince laisse échapper un sanglot;

Mais Taïa le regarde, impérieuse et tendre...

Sous sa prunelle aiguë il s'apaise aussitôt.

Tout se tait... Aucun bruit ne se fait plus entendre.