A LA JEUNE ITALIENNE

Rien qu’à te voir mon cœur se sent jeune et joyeux.

Le soleil du bonheur éclaire toutes choses.

Ton regard est plus bleu que le ciel le plus bleu

Et tes lèvres n’ont rien à désirer des roses.

Dans une île amoureuse et vibrante d’oiseaux,

Tu semblerais, au bord d’une aurore élargie,

Une naïade allant chanter au bord des eaux,

Tu fais songer au ciel de la mythologie.

Tu fais aussi songer à ce beau paradis

Dont les élus verront les splendeurs éternelles,

Tu n’as jamais marché dans les chemins maudits ;

Il ne te manque rien, mon ange, que les ailes !