I
Me voilà revenu sous ton ciel, ô mon île,
L’eau qui chante en la cour évoque tes roseaux ;
J’entends les premiers bruits du rucher, de la ville,
Et je m’éveille au chant joyeux de tes oiseaux.
Qu’ils sont beaux, dans la nuit tropicale, les astres !
Qu’ils sont purs, les matins qui parfument la mer !
Pays, j’ai pu guérir enfin mon cœur amer.
Gardez-moi près de vous loin du vent des désastres.
Qu’ils sont beaux, dans la nuit tropicale, les astres !