LOUANGE DE LA BARBADE
Antille que l’on dit financière et bourgeoise,
Ile chère aux vaisseaux, propice aux étrangers,
Qu’il fut doux de te voir surgir des flots légers,
Ceinte de tes palmiers sur la mer de turquoise.
Sous ton ciel ne rit pas la complainte patoise,
Point de monts tropicaux ni de blonds orangers.
Mais bien que tu sois plane et veuve de vergers,
La beauté de la mer t’enivre et te pavoise.
Que tes sables sont doux aux pieds nus des baigneurs !
Que tes jardins sont frais, que vives sont tes fleurs,
Oasis par l’odeur des sucres parfumée !
Barbade, sur tes bords j’ai vécu trois beaux jours ;
Dans le rapide éclair de leurs instants trop courts,
Je t’ai trouvée exquise et digne d’être aimée.