APPELER.

Locut. vic.Comment appelle-t-on cette fleur?
Locut. corr.Comment nomme-t-on cette fleur?

Il ne faut pas employer indifféremment appeler pour nommer; appeler n’est pas nommer, et nommer n’est pas appeler. Appeler signifie faire venir; nommer, donner un nom, désigner. L’Académie a donc tort de dire: On appelle magie blanche la connaissance des choses naturelles les plus occultes. On appelle bouquins les satyres. Il faut dans ces deux phrases: on nomme. Feydel, qui relève cette faute, demande ironiquement dans quel pays on appelle les satyres.

Appelé, employé substantivement, comme dans la phrase suivante: je l’ai vu avec un appelé Richard, n’est pas tolérable. Dites: je l’ai vu avec quelqu’un nommé Richard, ou avec un nommé Richard. Cette dernière locution n’est pas très-correcte, mais elle a au moins en sa faveur l’autorité de l’usage.