ÉLÈVE.
Ce mot, dans sa signification d’éducation des animaux, n’a été accueilli par aucun de nos dictionnaires même des plus récens. On le trouve cependant assez fréquemment employé aujourd’hui par de bons auteurs, et, comme nous ne voyons pas de mot qui puisse le remplacer, nous ne pouvons nous empêcher de blâmer les dictionnaires de leur dédain ou de leur oubli. M. Ch. Dupin a dit: Chaptal cultiva cette plante (la betterave) dans un vaste territoire, établit ses ateliers pour la fabrication du sucre dans le château de Chanteloup, fit marcher de front ses travaux avec tous les perfectionnemens agricoles, avec l’élève d’un troupeau de 1200 mérinos à laine superfine, etc. (Disc. sur la tombe de Chaptal, 1er août 1832). On lit aussi, dans le Journal du Commerce (1er février 1832): Les encouragemens qu’on peut donner à l’élève des chevaux, etc.
Il reste à déterminer maintenant le genre de ce substantif. Nous pensons qu’étant pour ainsi dire un abrégé du mot élèvement, il doit être masculin.