EMBROUILLAMINI.

Locut. vic.C’est un embrouillamini à ne plus s’y reconnaître.
Locut. corr.C’est un brouillamini à ne plus s’y reconnaître.

Le mot brouillamini nous semble être de longueur à pouvoir très-bien se passer d’allonge. C’est au reste une chose assez remarquable que le penchant des personnes illettrées pour l’augmentation des syllabes d’un mot: rébarbaratif, cesser, écosse de pois, embarbouiller, etc., en fournissent des preuves. Cela remplit mieux la bouche et produit plus d’effet.

Voltaire s’est à tort servi de ce mot: «Il y a au troisième acte un embrouillamini qui me déplaît.» (Correspond. générale.)