ÉRATÉ.
| Locut. vic. | Il court comme un ératé. |
| Locut. corr. | Il court comme un dératé. |
Ératé se trouve, nous le croyons, dans tous les dictionnaires, et tous les dictionnaires lui donnent la même signification qu’à dératé. M. Ch. Nodier (Examen crit. des Dict.) dit qu’ératé est un barbarisme. Nous pensons effectivement que ce mot devrait être banni pour être remplacé par dératé, dont la formation est bien plus en analogie avec les mots destinés par la syllabe prépositive dé à rendre l’idée de privation, et qui sont infiniment plus nombreux que ceux dans lesquels on a exprimé la même idée par la syllabe é. Pourquoi d’ailleurs conserver à la langue deux mots parfaitement synonymes, et qui n’ont entre eux d’autre différence que celle d’une lettre? Ne vaut-il pas mieux faire un choix?