ÊTRE DE RIEN.

Locut. vic.Cette personne ne m’est de rien.
Locut. corr.Cette personne m’est étrangère.

Nous ne pensons pas qu’on puisse considérer comme française cette locution être de rien, malgré l’emploi qu’en ont fait quelques auteurs, Madame de Sévigné entr’autres: le beau temps ne vous est de rien, et malgré l’honneur que lui font nos dictionnaires de la faire figurer dans leurs colonnes. On pourrait, en supprimant la préposition de, en faire une expression familière dont l’analyse deviendrait au moins possible; mais on n’aura jamais, en la conservant, qu’un véritable galimathias.