FLANQUÉ.

Locut. vic. Il m’a flaqué un coup de poing.
Il m’a flanqué de l’eau sur la tête.
Locut. corr. Il m’a flanqué un coup de poing.
Il m’a flaqué de l’eau sur la tête.

Pourquoi l’Académie décide-t-elle qu’on ne doit pas dire: flanquer un soufflet, mais flaquer un soufflet? Cette locution se trouve non seulement dans le Dictionnaire de Trévoux, il lui a flanqué un bon soufflet, un coup de pied, mais encore dans plusieurs dictionnaires, et notamment dans celui des onomatopées de M. Charles Nodier. «Du bruit d’un coup violent, dit-il, le peuple a fait le mot factice flan pour le représenter, et le verbe flanquer pour donner un coup dont le son est exprimé par flan

Flaquer, ne peut s’employer que pour signifier jeter, appliquer avec vivacité un liquide contre quelqu’un ou contre quelque chose, comme on peut le voir par cet exemple tiré de Labruyère: «S’il trouve qu’on lui a donné trop de vin, il en flaque plus de la moitié au visage de celui qui est à sa droite, et boit le reste tranquillement.»

Flanquer signifie appliquer avec force un corps solide sur un autre, comme flanquer un soufflet, un coup de pied, un coup de poing.—Flaquer vient de l’onomatopée flac; flanquer de l’onomatopée flan.