GARANT.

Locut. vic.Cette dame sera garant de ma parole.
Locut. corr.Cette dame sera garante de ma parole.

M. Chapsal prétend que le substantif garant ne prend jamais le signe du féminin. Il est dans l’erreur. On lit dans le Dictionnaire de l’Académie cette phrase: la Suède s’est rendue garante du traité, précédée de cette remarque «dans le style de négociation quelques-uns ont employé garante au féminin.»

Rien, selon nous, n’est plus ridicule que ces distinctions capricieuses introduites par l’usage, et, dans le désir de contribuer à les faire disparaître, nous engageons beaucoup à donner ou à refuser (et surtout à donner) dans tous les cas possibles, au mot garant, la terminaison féminine.