HALBRAN.

Orth. vic.C’est un ragoût de halebrans.
Orth. corr.C’est un ragoût d’albrans.

Par suite d’une inattention assez singulière, l’Académie écrit ce mot, dans son dictionnaire, de deux façons différentes; d’abord sans h et ensuite avec un h, et un h aspiré, qui plus est. Feydel fait sur ce mot la remarque que ni l’une ni l’autre de ces deux orthographes n’est bonne, et que l’on doit écrire alebrand. Feydel ne donne malheureusement pas la raison sur laquelle s’appuie son opinion; la nôtre est fondée sur l’étymologie (gr. alibrentos) donnée par Ménage, qui cependant a écrit halbran, contrairement à cette étymologie, par respect sans doute pour l’usage de son temps; et profitant de la latitude que nous donne ici l’Académie, nous nous déclarons pour albran.