NOËL.
| Locut. vic. | Il vint me voir à la noël. |
| Locut. corr. | Il vint me voir à noël. |
On ne dit pas la Noël comme on dit la Pentecôte, la Toussaint. On trouve toujours Noël sans article dans nos bons écrivains anciens et modernes. Ce mot ne désignait pas exclusivement autrefois la fête de la naissance du Christ; c’était un cri qui servait à exprimer publiquement la joie le jour de la naissance des princes et de l’entrée des rois dans les villes.
Ce jour vint le Roy à Vernueil,
Où il fut reçu à grand joie
Du peuple joyeux à merveil,
Et criant Noël par la voye.
(Martial de Paris.)
«Il est certain que, l’an 1631, époque de sa mort, la rivière arrêta son cours la veille de la Noël, ce qui, dit-on, présage immanquablement la mort des rois de Suède.» (Mémoires de Christine, t. I.)
Il fallait: la veille de Noël.