ORGE.
| Locut. vic. | De l’orge nu, perlé, mondé. |
| Locut. corr. | De l’orge nue, perlée, mondée. |
L’orge sur pied est du genre féminin, disent les grammaires, voilà de belles orges; l’orge en grains est du genre masculin: Cet orge est beau. Le commerce (dans son almanach du moins), ne se soumet pas à cette distinction, et écrit orge perlée, mondée, etc. Nous l’en félicitons, dans l’intérêt de notre langue, à laquelle on rend certainement un plus grand service en effaçant une exception qu’en la créant.
«On faisait autrefois le mot orge masculin, dit Laveaux (Dict. des diff.); il a plu à l’Académie de le faire féminin, et on l’a fait féminin: de l’orge bien levée, de belles orges. Cependant il est resté masculin dans ces deux phrases: de l’orge mondé, de l’orge perlé. L’Académie aurait pu, et peut-être dû le faire féminin dans ces deux expressions.»
Domergue voulait que le mot orge fût, d’après son étymologie (hordeum), toujours masculin.