PASSAGER.
| Locut. vic. | Cette rue est passagère. |
| Locut. corr. | Cette rue est fréquentée. |
La gloire est passagère, les hirondelles sont passagères, parce que la gloire et les hirondelles passent et nous quittent. Mais en est-il de même d’une rue, d’une route? Non, certes; et l’on doit conséquemment se garder de dire: une rue passagère, une route passagère. Nos grammairiens modernes sont convenus de se servir de l’adjectif passant dans ce sens; quant à nous qui ne voyons pas quelle analogie il peut exister entre une rue passante et un individu passant, c’est-à-dire entre une chose inerte et un être mouvant, nous aimons mieux dire une rue fréquentée qu’une rue passante.