POMMIER.
| Locut. vic. | Prêtez-moi votre pommier en fer-blanc. |
| Locut. corr. | Prêtez-moi votre cuit-pommes en fer-blanc. |
Tous les dictionnaires donnent le mot pommier avec la signification qu’on lui voit ici; mais aucun d’eux n’a accueilli le mot cuit-pommes; et cependant n’est-ce pas une chose étrange que de voir charger le premier mot de deux idées dont l’une a son mot propre? Que peut-on reprocher au substantif cuit-pommes? N’est-il pas tout aussi régulièrement formé que les mots: serre-tête, passe-temps, essuie-mains, gobe-mouches? etc.
Nous pensons que l’adoption de ce mot dans la langue écrite ne peut souffrir la moindre difficulté; car elle offre le double avantage et d’enrichir notre langue d’un bon mot, et d’effacer l’équivoque à laquelle pourrait donner lieu l’emploi du substantif pommier, dans la signification bâtarde qu’on lui a si légèrement attribuée.