PROMENER.
| Locut. vic. | Allons promener. |
| Locut. corr. | Allons nous promener. |
«Vaugelas autorise promener, neutre, au lieu de se promener, réciproque: mais l’usage a changé depuis.» (Féraud, Dict. crit.)
«Ce verbe, dans le sens de marcher, d’aller, soit à pied, soit à cheval, s’emploie toujours avec le pronom personnel, ainsi on ne doit pas dire: Allons promener, il est allé promener; il faut dire: Allons nous promener; il est allé se promener.
«Il est vrai que l’on dit: Je l’enverrai bien promener, je l’ai envoyé promener; mais, dans ces façons de parler familières, on sous-entend se.
«Si promener était pris dans la signification de conduire, faire marcher, soit un homme, soit une bête, alors on l’emploierait activement, et l’on dirait: Il a bien promené ces étrangers par la ville.—Il est bien de promener un cheval échauffé avant que de le mettre à l’écurie.» (Girault-Duvivier, Gramm. des gram.)