QUELQUE CHOSE.

Locut. vic.Dites-nous quelque chose qui soit plaisante.
Locut. corr.Dites-nous quelque chose qui soit plaisant.

Quand on aura de vous quelque chose à prétendre,

Accordez-la civilement;

Et, pour obliger doublement,

Ne la faites jamais attendre.

Ce quatrain est fort bon sous le rapport moral; médiocre sous le rapport poétique, et mauvais sous le rapport grammatical.

«Quelque chose, dit Féraud, est masculin, quoique chose soit du genre féminin. On dit, par exemple: Ai-je fait quelque chose que vous n’ayez pas approuvé et non pas approuvée. On dit aussi quelque chose de bon, quelque chose de vrai. Le de est alors nécessaire devant l’adjectif, et il ne faut pas imiter Molière quand il dit: Quelque chose approchant pour d’approchant. Vaugelas prétend qu’on peut retrancher cette préposition devant un adjectif qui la régit lui-même, pour éviter la cacophonie de deux de, si voisins l’un de l’autre. Il est vrai que quelque chose de digne de lui est dur; mais, pour éviter de mauvaises consonnances, il ne faut pas changer une construction consacrée par l’usage. Il vaut mieux changer de tour, et dire, quelque chose qui soit digne de lui.» (Dict. crit.)