REVÊTIR.
| Locut. vic. | Cet homme est singulier, et revêtit souvent sa pensée d’expressions bizarres. |
| Locut. corr. | Cet homme est singulier, et revêt souvent sa pensée d’expressions bizarres. |
Revêtir se conjugue de la même manière que vêtir. Voici la conjugaison de ce dernier verbe. Je vêts, tu vêts, il vêt, nous vêtons, vous vêtez, ils vêtent.—Je vêtais.—Je vêtis.—Je vêtirai.—Je vêtirais.—Vêts, qu’il vête, vêtons, vêtez, qu’ils vêtent. Que je vête.—Que je vêtisse.—Vêtir, vêtant.
L’indicatif de ce verbe est un écueil que plusieurs écrivains célèbres n’ont pas su éviter.
De leurs molles toisons les brebis se vêtissent,
De leurs longs bêlements les plaines retentissent.
(Delille., Par. perdu. Liv. VII.)
«Dieu leur a refusé le cocotier qui ombrage, loge, vêtit, nourrit, abreuve les enfans de Brama». (Voltaire.)
«Le poil du chameau qui se renouvelle tous les ans par une mue complète, sert aux Arabes à faire des étoffes dont ils se vêtissent et se meublent.» (Buffon, le Chameau.)
L’édition de Buffon de M. Pillot (Paris, 1830) donne: s’habillent au lieu de se vêtissent.
Dévêtir se conjugue aussi comme vêtir.