SOI-DISANT.

Locut. vic.On lui a fait, soi-disant, du tort.
Locut. corr.On lui a fait, dit-il, du tort.

Cette expression ne peut être régulièrement employée que pour signifier se disant, disant lui, elle, eux, elles, comme dans ces phrases: On m’adressa à un soi-disant savant, qui n’était qu’un charlatan; je vis quelques hommes soi-disant malades, c’est-à-dire un homme se disant, disant lui, savant, quelques hommes se disant, disant eux, malades. Mais dans cet autre exemple, l’emploi de soi-disant est tout-à-fait intolérable: Il m’emprunta des livres, soi-disant pour les lire, et les perdit. Voyez quelle construction vous avez! Il m’emprunta des livres, se disant pour les lire, etc. Soi-disant demande toujours à être suivi d’un complément qui sert de qualificatif au pronom personnel qu’il renferme. Autrement on fait une phrase dont l’analyse ne peut rendre compte logiquement, et dont, pour cette raison, le vice est évident.