TEL QUE.
| Locut. vic. | Donnez-m’en un, tel qu’il soit. | |
| On le vante trop, tel mérite qu’il ait. | ||
| Locut. corr. | Donnez-m’en un, quel qu’il soit. | |
| On le vante trop, quelque mérite qu’il ait. | ||
Tel que, employé pour quel que, quelque, est une faute que tous nos grammairiens ont signalée, que nos bons auteurs ont presque toujours évitée, mais qui se trouve assez souvent chez nos écrivains modernes de second ordre, parce qu’ils aiment beaucoup tout ce qui a un petit air d’étrangeté. Il y a fort long-temps, du reste, qu’on fait cette faute; mais ce n’en est pas moins une faute. On a si souvent réclamé à ce sujet, que la prescription n’a certainement pu être encourue. Qui oserait d’ailleurs prescrire contre le bon sens?
Jamais ne nous plaignons des sacrés potentats,
Telles que soient leurs mœurs, tels que soient leurs éclats;
S’ils sont bons, pourquoi s’en plaindre?
S’il est vrai qu’ils ne le soient pas,
Nous devons nous taire et les craindre.
M. le chevalier d’Aceilly n’a pas écrit ici très correctement, ni raisonné très noblement.
«Les détails qu’on va lire, tels affreux qu’ils soient, etc.» (Eugène Sue, Atar-Gull.) Lisez quelque affreux qu’ils soient.