NOTES
[1] Il n'est guère besoin de dire que le carré est toujours rapporté à son maître par le porteur du présent.
[2] Les foukousas modernes seraient aujourd'hui fabriqués à Togané, d'où on les expédierait à Yedo.
[3] Parmi ces foukousas, il s'en trouve un très curieux, mais que je crois d'origine chinoise. Sur un fond de soie grège écrue est représentée une pivoine arborescente au-dessus d'un rocher en lapis. L'envers des parties brodées est absolument l'envers du travail des tapisseries des Gobelins.
[4] Ces merveilleuses broderies, M. Réal, lors de son séjour au Japon en 1867, les payait un dollar pièce.
[5] Cette langouste est signée: Matsoutani Kitsoubeï. Les Japonais seuls ont fait de ces broderies, répétons-le, les Chinois n'en ont pas fait; et s'il existe quelques carrés chinois, l'imitation de la nature n'y est jamais rigoureuse.
[6] Chez M. Lansyer, qui a une collection de foukousas choisis avec le goût d'un peintre coloriste, et dont les fonds sont faits des clartés les plus tendres, on tombe en admiration devant un foukousa jaune citron, sur lequel le brodeur n'a pas craint de jeter des grues brodées en or, et l'on retrouve le même plaisir des yeux devant un autre vol de grues sur un fond jaune, couleur de la toile non encore blanchie, et toute sillonnée de raies d'or imitant la chute d'une cascade.
[7] A propos de la pierre noire et de la sanguine, ces deux matières employées par les dessinateurs du xviiie siècle, nous avons une lettre de Watteau qui se plaint de la dureté de la sanguine, et nous savons qu'il la faisait venir d'Angleterre. Descamps se plaint également, dans une lettre à Desfriches, de la pierre noire qu'on achète à Paris, et dit se la faire envoyer d'Espagne.
[8] La plupart des dessins de ma collection ont été reproduits en fac-similé par la maison Braun.
[9] J'excepte deux études d'un homme en chapeau rond, conservées dans les cartons du Louvre, et qu'on pourrait prendre pour des bistres de Fragonard.
[10] A la vente Pourtalès, était exposée la gouache de la composition gravée sous le titre du Curieux, mais elle était exposée au-dessus d'une porte, et il m'a été impossible de la voir, de manière à la juger.
[11] Je ne reprendrai pas ici l'étude que j'ai faite sur le dessin de Boucher dans «l'Art du xviiie siècle»; j'y renvoie le lecteur ainsi que pour les procédés du dessin de Watteau, de Chardin, de La Tour, de Greuze, des Saint-Aubin, de Gravelot, de Cochin, d'Eisen, de Moreau, de Debucourt, de Fragonard, de Prud'hon.
[12] Des paysages de Boucher, surtout quelques mines de plomb, dont j'ai vu deux ou trois échantillons chez la baronne de Conantre, semblent des mines de plomb de 1830. J'appelle aussi l'attention sur la ressemblance de certains dessins de Boucher avec quelques dessins de paysage de Jacques l'aquafortiste.
[13] Ce dessin, qui n'est pas tout à fait dans le faire connu de Boucher, est signé pour moi dans la rondeur du dessin de la main.
[14] Le chevalier de Menilglaise est un faiseur de romances, dont plusieurs sont données dans les Chansons de Laborde.
[15] Il existe une répétition de ce dessin, mais sans inscription.
[16] Desrais a effrontément pillé, dans ce dessin, l'Allemande du «Bal paré» d'Augustin de Saint-Aubin.
[17] Les biographes le font naître les uns en 1747, les autres en 1750.
[18] Le mantelet est un des accessoires affectionnés par Fragonard dans la toilette de ses femmes.
[19] On a deux pièces de poésie de Girodet imprimées, l'une: «A sa maîtresse»; l'autre: «Portrait de sa maîtresse»; dans toutes les deux, il parle «d'une noire chevelure aux anneaux légers, capricieux».
[20] Dans ce siècle-ci, je ne vois guère que Meissonier qui dessine aussi bien que Gravelot, et j'avancerai même que certains dessins du maître moderne ont une parenté avec les dessins du vignettiste du xviiie siècle.
[21] Un motif en faveur dans ce temps. On trouve dans le catalogue Paignon-Dijonval une gouache de Debucourt représentant le même sujet, qui a été encore repris par Fragonard dans un charmant bistre possédé par M. du Sommerard.
[22] Huet est né en 1745, donc il aurait eu 9 ans quand il aurait fait ce dessin, en outre ses prénoms sont Jean-Baptiste, et cependant le dessin est marqué au caractère de ses études, et de plus la signature est parfaitement de l'écriture du peintre.
[23] Il était aussi peintre et aurait peint le plafond du théâtre de Rouen, dont il était originaire.
[24] L'article de Brunn-Neergaard était fait sur le livre: l'Art du dessin en France depuis son rétablissement jusqu'à nos jours, par le docteur Fiorillo, Gœttingue 1806, un volume allemand qui, je crois bien, n'a jamais été traduit.
[25] On rencontre, du même artiste, de nombreux croquis de la démolition de ces maisons.
[26] Je n'ai pas besoin de dire que les fautes d'orthographe sont fréquentes dans les signatures parfaitement authentiques des peintres du xviiie siècle.
[27] Les dessins au trait, lavés de bistre, tels qu'ils sont gravés, sont de Monnet; mais je doute que les miniatures finies soient du peintre. Les peintres d'alors, à l'imitation de Boucher, de Fragonard, avaient des femmes artistes, des femmes miniaturistes, qu'ils faisaient souvent travailler sous leur nom.
[28] Voir plus loin, aux lettres de peintres, le traité pour la gravure de ce dessin entre l'éditeur Lamy et le graveur Malbeste.
[29] Ces deux dessins sont d'une manière un peu différente de la manière de Natoire, d'un faire plus italien, mais je les tiens pour de parfaits Natoire. Reconnaître un dessin écrit avec l'écriture de tous les jours d'un peintre, ce n'est pas absolument difficile pour un amateur qui vit dans les dessins; mais reconnaître un dessin, où le maître a modifié sa manière, a varié ses procédés: voilà quelle doit être l'ambition du connaisseur!
[30] Cependant on parle d'une étude faite dans ces conditions, et où Nattier a écrit sur le dessin, avec son orthographe singulière: Madame de Pris—filles de M. de Pleneuse—estant jeune, lorsque j'ay—fait toute la famille de—M. de Pleneuse.
[31] Catalogué sous le nom de Roslin.
[32] Le couteau maladroit du monteur de dessins a rogné la première ligne de cette note.
[33] Il existe un faux dessin de ce sujet, ou du moins un dessin qui a été poussé au fini, sur un léger croquis de Gabriel.
[34] Les «Mémoires de Maurepas» donnent cette madame de Moussy comme maîtresse à d'Argenson, le ministre de la guerre.
[35] Café des boulevards, célèbre par les batailles des Lafayettistes et des Maratistes au commencement de la Révolution.
[36] Malgré la valeur de l'attribution, je serais disposé à voir dans ce dessin, d'un faire plus large que ses dessins ordinaires, une composition de Baudouin, l'officier aux gardes françaises, dont il portait au dos la signature. Il n'est pas sans exemple que des dessins d'amateurs aient été gravés sous d'autres noms que les leurs.
[37] Voici la mention du catalogue de Vanloo donné dans les «Deuils de cour», à la suite de sa biographie: «Plusieurs portraits de la famille et des amis de C. Vanloo, entre autres ceux des dames Vanloo, etc., des MM. Somis, Trémollières, Boucher, Dandré-Bardon, etc.»
[38] Le papier, primitivement bleu, est devenu, à l'exposition du soleil, tout à fait jaune. Il est ainsi un certain nombre de dessins, dont le papier n'est plus du tout de la couleur indiquée dans les premiers catalogues de vente, où ils ont passé.
[39] On ignore assez généralement que le tableau de Vanloo a été, pour ainsi dire, reproduit par Beaumarchais, dans la mise en scène, au Théâtre-Français, de la scène IV de l'acte second du «Mariage de Figaro».
[40] Quoiqu'on puisse dire, en thèse générale, que Watteau ne signait jamais ses dessins, il ne faut pas oublier que bon nombre de ses croquis gravés, après sa mort, dans le recueil de ses dessins publiés par M. de Julienne sous le titre de Figures de différents Caractères, portent reproduit le W, jeté au bas de ce mezzetin.
[41] Je ne sais pas pourquoi, aujourd'hui, les contre-épreuves de Watteau ne seraient pas recherchées, comme l'étaient, au siècle dernier, les contre-épreuves de Bouchardon.
[42] M. Renouvier attribue au père les dessins de mode du fils.
[43] Il signe rarement; cependant j'ai vu, sur un dessin qui m'a échappé, et semblable à celui-ci, la signature: Watt.
[44] Le pastel était le procédé préparatoire de Weyler, et le Salon de 1805 annonçait que Mme Kugler, élève de Weyler, possédait la collection d'ébauches au pastel de son maître.
[45] Les marchands baptisent les tapisseries du nom de Beauvais ou Gobelins assez légèrement, et affirment que toute tapisserie dont la trame est de soie, est de Beauvais. Le seul moyen de reconnaître si une tapisserie est de la première ou de la seconde manufacture, est de savoir si la tapisserie est fabriquée à haute ou basse lisse, les Gobelins seuls ayant fabriqué de la haute lisse. Malheureusement il n'y a guère d'autre preuve de la fabrication de la haute et de la basse lisse, que s'il existe un dessin ou une gravure de la tapisserie. Si la tapisserie est à basse lisse, elle est retournée; si elle est à haute lisse elle n'est pas retournée. Cette tapisserie, vendue pour une tapisserie de Beauvais, serait une tapisserie des Gobelins, le hasard ayant fait tomber sous mes yeux le dessin qui était à vendre, il y a une vingtaine d'années, chez Blaisot.
[46] L'aune carrée de tapisserie coûtait autrefois de 1,900 à 2,000, à 2,700 livres; à l'heure présente, elle revient à peu près à 4,400 francs.
[47] L'illustration de ces trois albums est d'O-kou-sai.
[48] Voici l'origine de la lutte et des lutteurs: «Il y avait, sous Sei Nin Ten O,—contemporain de Jésus-Christ,—deux hommes d'une force supérieure, le nommé Tafema-no Kouyéfaya demeurant dans la province de Yamato; et l'autre, nommé Nomi-no Soukoné dans celle d'Idzoumo. Le Daïri les fit venir pour lutter devant lui. Le premier se cassa la jambe et mourut, l'autre fut gratifié d'un petit terrain et d'une pension, et resta dans la capitale. Il fut l'inventeur des poupées de terre glaise et autres bagatelles. Il fut nommé intendant des travaux publics; et cette dignité resta à ses fils, petits-fils et à leurs descendants, dont la famille porta le nom de Taka fara. C'est à cette époque que l'art de lutter a commencé au Japon.»
[49] Les chefs de troupe des lutteurs ont rang d'officiers et portent les deux sabres, signe distinctif de la noblesse japonaise.
[50] Le tay, le sparus aurata ou chrysphrys cristiceps, ce délicat et beau poisson consacré à Yebis, est un mets affectionné par les Japonais, qui se le font apporter sur la table, encore vivant, et déjà coupé en tranches, tranches qui se détachent dans une dernière convulsion, produite par quelques gouttes de vinaigre jetées dans les yeux du poisson. On le sert sur un petit échafaudage de bâtonnets de verre de couleur reposant sur un lit d'algues.
[51] D'après M. Fraissinet,—est-ce bien authentique?—la nouvelle mariée japonaise recevrait dans son trousseau douze robes d'apparat, les robes des douze mois de l'année. La première serait une robe bleue brodée de tiges de jasmin et de bambou; la deuxième, une robe vert de mer à fleurs de cerisier et à carreaux; la troisième, une robe rouge clair, sillonnée de branches de saule ou de cerisier; la quatrième, une robe portant un coucou, ou le signe hiéroglyphique qui représente l'oiseau de bon augure conjugal au Japon; la cinquième, une robe jaune terne, brodée de feuilles d'iris et de plantes aquatiques; la sixième, une robe orange clair, où sont figurés des melons d'eau annonçant la saison des pluies; la septième, une robe blanche mouchetée de kounotis, clochettes pourpre, dont la racine laiteuse est très recherchée en médecine; la huitième, une robe rouge parsemée de feuilles de mimosi ou prunier du Japon; la neuvième, une robe violette ornée de fleurs de la matricaire; la dixième, une robe olive représentant des champs d'épis moissonnés où courent les zigzags de chemins et de sentiers; la onzième, une robe noire recouverte de caractères représentatifs de la neige et des glaçons; la douzième, une robe pourpre chargée de signes idéographiques exprimant les rigueurs de l'hiver.
[52] Une nuance japonaise est un certain vert pour vêtement de dessus, nommé Yama bato iro, ou couleur de pigeon de montagne, et qu'a seul le droit de porter le mikado. Ses robes de dessous, du moins autrefois, étaient des étoffes pourpre tissées de fleurs blanches. Ces étoffes pourpre s'appelaient Teivosasinoki, et leurs dessins Koumo fate wakou ou nuageux.
[53] M. Bousquet parle de dîners d'auberge servis par des servantes à genoux.
[54] Tales of old Japan, by A.-B. Mitford, London, Macmillan and Co, 1871.
[55] D'après une curieuse note de Bergerat, sur des indications fournies par Narushima, un des Japonais venus en France, l'année de l'exposition, Oksaï, O-kou-saï, Fokkusaï, dont le vrai nom serait Hottéyimon-Miuraya, serait né à Yedo au milieu du xviiie siècle, aurait travaillé dans l'atelier de Shiun-Sui-Katsu-Kava, puis chez Shiun-Shivo, et aurait débuté par une suite des Jardins de Yedo. Baptisé par son maître du pseudonyme de Shiun-Bô, il aurait, ce qui n'est pas invraisemblable pour un Japonais, signé, de 1764 à 1798, de cinq noms différents, d'abord Sôri, puis Saïto, puis Tameithi, puis Gakino-Bojin, enfin Katsu-Chika-Fokkusaï, le nom sous lequel il est resté célèbre, et qui veut dire Maison du Nord, par allusion à une maison très reculée et très lointaine, qu'il habitait au nord de la ville.
Son œuvre est très considérable: indépendamment de ses quatorze petits cahiers d'études et de ses trois albums de Fusi-yama, il a été surtout un illustrateur de romans, et principalement des romans de Kiokutei, le romancier en vogue du Japon, et aujourd'hui les Japonais payent des prix énormes les anciens tirages de ses planches. Lors du séjour de M. Philippe Sichel au Japon, un exemplaire des quatorze cahiers d'études d'O-kou-saï, avec annotations et croquetons du peintre, jetés dans les blancs de l'album, était en vente au prix de mille dollars à Osaka. Il est mort dans un âge très avancé, puisque la publication du Fusi-yama est de 1830. Il y a une légende à Kioto, lui prêtant la collaboration d'une fille belle et intelligente, qui ne voulut jamais se marier, se dévouant tout entière à son vieux père, d'humeur, par parenthèse, assez fantasque.
[56] Anthologie japonaise, par Léon de Rosny. Maisonneuve et Cie, éditeurs, 1871.
[57] Les premiers spécimens au moyen de planches, connus au Japon, sont des livres de prières commandés par l'impératrice Shokotu-Tenna, 48e souverain (765-769) pour les placer dans le million de pagodes à miniatures et à trois étages, qu'elle avait fait construire.
[58] M. Sato disait à Burty que ces impressions étaient pour la plupart des feuilles détachées de Livres d'amis. Une société, dans ses réunions, tout en prenant le thé, s'amusait à composer des vers, à laver des dessins, et, au bout de l'année, vers et dessins étaient donnés à un graveur en couleur, qui en tirait un nombre d'exemplaires limité aux membres de la société.
[59] Les garde-robes théâtrales au Japon sont immenses et très coûteuses. M. Réal s'est trouvé sur les lieux, quand on a vendu le matériel du prince de Tosa, acheté par le théâtre d'Osaka. Il y avait 6,000 robes et pantalons de théâtre qui furent vendus 4,200 piastres, 210,000 francs: ce qui mettait à 7 piastres des robes qui avaient coûté 100 et 150 piastres pièce.
[60] Voici le bulletin du 7 mai: Quoique l'état du Roi n'ait empiré en rien, Sa Majesté, de son propre mouvement, a demandé à recevoir ses sacrements, et les a reçus à sept heures.
BULLETIN DE LA MALADIE DU ROI.
Le redoublement de la nuit a été moins fort et moins long que celui de la nuit précédente. Il y a eu quelques intervalles de bon sommeil. La suppuration étend le progrès sur tout le corps, tandis que les pustules du visage commencent à se dessécher. Les urines sont bonnes. Les vésicatoires vont bien.
Signé: Le Mounier, Lassone, Lorry, Bordeo, de Lassaigne, la Martinière, Andouillé, Boiscaillaud, Lamarque, Colon.
[61] Extrait du manuscrit intitulé: Conférences et détails d'administration de l'Académie Roïale de Peinture et de Sculpture, rédigé et mis en ordre par M. Hulst, année MDCCXLVIII. Manuscrit dont tous les articles sont contresignés par Lépicié.
[62] Il n'est question que des grands prix de 1745, parce que les concours de 1746 et 1747 furent jugés si faibles par les académiciens qu'il n'y eut point de prix du tout.
[63] Mon analyse ne porte pas sur les biographies de date récente, à moins toutefois que le petit nombre de leur tirage et leur publication en province n'en fasse des raretés.
[64] L'année n'est point indiquée.
[65] Orateur du peuple, vol. III, no 65, et vol. IV, no 10.
[66] Jeaurat, né le 8 février 1699, mourait le 14 décembre 1789, âgé de plus de 90 ans.
[67] La lettre est pleine de fautes d'orthographe, comme presque toutes les lettres d'artiste que je donne.
[68] Le Clerc a mis son portrait en tête d'un cahier de principes de dessins. Il est représenté dans une gravure au lavis, dessinant sous le jour d'une fenêtre, dans le cadre d'un œil-de-bœuf, en bas duquel sont entassés une palette, une toile sur un chevalet, une tête en plâtre, des cartons, des livres de dessin à l'usage des commençants.
[69] La petite gravure de l'homme du premier plan auquel le vent enlève son chapeau.
[70] Je rétablis l'orthographe.
[71] Dans une dernière lettre, datée de Kiew, 23 mai 1820, où il est en route pour revenir en France, Swebach annonce qu'il emporte la commande de quinze tableaux.
[72] Cette brochure a été publiée anonymement. Elle est d'un avocat nommé Yon, et a paru en 1757.
[73] La du Barry, par Edmond et Jules de Goncourt. Charpentier, 1878, p. 205.
[74] Voir, pour les détails de cette vente: Madame de Pompadour, par Edmond et Jules de Goncourt. Charpentier, 1878, p. 329.
[75] Un complément de ce livre pour l'histoire de l'art de la joaillerie et bijouterie est le catalogue détaillé des plus belles pierreries de France qui se trouve dans l'Inventaire des diamants de la couronne. Paris, de l'Imprimerie nationale, 1791.
[76] Je ne cite pas le Tailleur, tiré de l'Encyclopédie.
[77] Voir un chapitre sur les chenilles, dans les Lettres critiques et morales sur les modes du temps, Avignon 1760.
[78] A ces pamphlets sur les tailleurs, il faut joindre: Billet d'enterrement d'un maître tailleur avec son testament à Filoutrimanie, 1760.
[79] On connaît la phrase de Besenval à un absent de Versailles depuis six mois, qui redoutait d'avoir perdu le ton de la cour: «Je vais vous mettre au courant. Ayez un habit puce, une veste puce, une culotte puce, et présentez-vous avec confiance. Voilà tout ce qu'il faut aujourd'hui pour réussir!»
[80] Jupon de toile gommée, ainsi nommé du bruit qu'il faisait.
[81] Ces conclusions étaient celles du travail de l'anatomiste Winslow dans les Mémoires de l'Académie des Sciences, de 1741.
[82] Les coiffeuses venaient d'être tout nouvellement instituées, et parmi plusieurs arrêts du Conseil d'État du Roi, concernant les perruquiers, coiffeurs, coiffeuses, j'en trouve un, qui ordonne que toutes coiffeuses de femmes seront tenues de se faire inscrire tant au bureau de la communauté des maîtres perruquiers qu'en celui de la police.
[83] Le cannaméliste français, ou Nouvelle Instruction pour apprendre l'office. A Nancy, de l'imprimerie d'Abel-Denis Cusson, 1761.
[84] Voici les logements d'un de ces voyages, le voyage du 3 mai 1757:
| Logements. | Château neuf. | |||
| Rez-de-chaussée | Appartement du Roy. | |||
| Appartement de madame la marquise de Pompadour. | ||||
| Entresols par le grand escalier | B Mme la maréchale de Mirepoix. | |||
| C M. le maréchal de Mirepoix. | ||||
| D Mme la marquise de Châteaurenault. | ||||
| Corridor des bains.—Rez-de-chaussée | G Mme la comtesse de Coigny. | |||
| Corridor de la Tribune | H M. le Gouverneur. | |||
| I M. le maréchal de Luxembourg. | ||||
| K M. le comte de Clermont. | ||||
| Mansardes. | Corridor à droite. | L M. le duc de Fronsac. | ||
| M M. le marquis de Gontaut. | ||||
| N M. le Premier. | ||||
| O M. le duc de la Vallière. | ||||
| P M. le comte de Baschy. | ||||
| Q M. le marquis d'Estainville. | ||||
| R M. | ||||
| Corridor à gauche. | S M. | |||
| T M. | ||||
| V M. | ||||
| Grand château. | ||||
| Ailes des Seigneurs sur le jardin. | No 16 M. le comte de Cambis. | |||
| No 15 M. le prince de Dessenstein. | ||||
| No 16 M. le marquis de Ségur. | ||||
| No 17 M. le marquis de Croissy. | ||||
[85] Guignard, oiseau de passage, de la grosseur du pluvier, dont on faisait des pâtés à Chartres, que Collin d'Harleville a chantés.
[86] Une autre série de ces menus, provenant de la collection Leber, est aujourd'hui conservée à la Bibliothèque de Rouen.
[87] Le Cuisinier gascon, nouvelle édition à laquelle on a joint la lettre du pâtissier anglais. Amsterdam, 1767.
[88] Précis d'une histoire générale de la vie privée des Français. Paris, Moutard, 1779.
[89] Une petite brochure imprimée chez la veuve Mérigot, quai des Augustins, 38. Il ne reparaît pas, je crois, de livre sur la cuisine avant l'an VI, où Derouault publie «Étrennes aux vivants, ou Cuisinier pour tous les mois de l'année». Du reste, certains produits alimentaires avaient disparu pendant la Révolution; le gibier n'était plus commun, et Grimod de la Reynière dit dans son Almanach des gourmands que les faisans, «les premières victimes du système démocratique adopté en France», étaient presque une rareté en 1803, année où il écrit.
[90] Nella venuta in Roma di madama Lecomte et dei signori Watelet e Copetie. Componimenti poetici di Luigi Subleyras colle figure in rame di Stefano della Vallée Poussin, pensionario di S. M. Christianissima, 1764.
[91] On sait que les quatre filles de Louis XV avaient chacune adopté une couleur de maroquin différente pour leurs livres.
FIN DU PREMIER VOLUME.